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Tome quatrième.
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POPULP-F.. 609

charge en même temps d’un principe amer qui se dissoudraità peine dans l’eau pure. Après la digestion, ie lichen est misà égoutter, puis tenu en macération avec de l’eau qu’on re-nouvelle tant quelle acquiert de l’amertume et une réac-tion alcaline, et soumis à l’action prolongée de l’eau bouillante.La liqueur passée chaude à travers un linge laisse déposer parle refroidissement la lichénine en une gelée que l’on fait des-sécher sur une toile de lin ou sur du papier gris : elle devientalors dure et noirâtre 5 mais, en la dissolvant une seconde foisdans l’eau bouillante, et filtrant la liqueur immédiatement,on l’obtient sous forme de gelée parfaitement blanche.

M. Guérin l’a trouvée composée de 3q,33 de carbone, 7,24d’hydrogène , et 53,43 d’oxigène ; d’où il a déduit pour saformule at. C l0 H u O 5 . ( Ann. de Chimie et de Physique , t. lvi,p. 247.)

2562. Populine. —Substance découverte parM. Braconnotdans l’écorce et les feuilles de tremble ( populus tremula). Elleest solide , et cristallise en aiguilles blanches , fines et soyeu-ses, d’une saveur sucrée comparable à celle delà réglisse, so-lubles dans environ 2,000 fois leur poids d’eau froide, dans70 fois leur poids d’eau à ioo° et dans beaucoup moins d’al-cool bouillant, lequel se prend ensuite par le refroidisse-ment en masse cristalline.

Soumise à la distillation, elle se résout d’abord en un li-quide incolore, puis se boursoufle et donne un produit d’ap-parence oléagineuse, qui cristallise en se refroidissant. Si loticomprime les cristaux ainsi formés dans du papier à filtre,celui-ci absorbe une huile empyreumatique très âcre, tandisqu’il reste des paillettes micacées d’acide benzoïque. A l’air ,la populine brûle en produisant beaucoup de flamme, et i'é-pandant une odeur aromatique particulière.

Traitée par le phosphore dans l’eau bouillante , elle n’é-prouve aucune altération. Le chlore et l’iode sont aussi sansaction sur elle.

L’acide acétique concentré , l’acide azotique ordinaire, l’a-cide pbosphorique un peu étendu la dissolvent aisément à latempérature atmosphérique. L’addition de l’eau ou mieux en-core d’une solution alcaline en détermine la précipitation. Lesacides puissans plus ou moins concentrés la détruisent tous, dumoins à l’aide de la chaleur 5 par l’action, de l’acide azotique ,elle fournit une grande quantité d’acide picrique. Calcinéeavec la potasse à une température convenable, elle se changeen acide oxalique qui s’unit à l’alcali.

Sa solution aqueuse ne produit aucun précipité avec la plu-part des dissolutions salines 5 mais en la saturant de chlorure

IV. Sixième édition. 3 a