INTRODUCTION.
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quelques questions isolées, n’existe pas pour l’ensemble et ne con-stitue pas l’essence même du système d’enseignement ; d’ailleurs,il faut bien le reconnaître, ce qui s’y trouve de méthodique appar-tient aux sciences mathématiques et mécaniques, et non à lacinématique proprement dite. Cette dernière, dans son ensemble,dans ses principes essentiels, est restée jusqu’ici entourée d’obscuri-tés. et ce n’est, pour ainsi dire, qu’accidentellcmcnt que la lumièrea pénétré sur quelques points isolés. On peut la comparer à un arbrequi a poussé dans l’intérieur d’une tour obscure et qui a lancé sesbranches dans toutes les directions possibles ; là où elles ont étésoumises à l’action de l’air et de la lumière, ces branches sont cou-vertes de fleurs et de fruits, tandis que le tronc ne présente que desramifications rachitiques et des bourgeons isolés.
' Les travaux mathématiques, auxquels nous venons de faire allu-sion, ont eu pour objet d’étudier, avec tout l’appareil d’une grandescience, les propriétés des mécanismes donnés, et, dans celte voie,ils ont accumulé de riches matériaux, qui non-seulement conser-vent, pour l’avenir, toute leur utilité, mais encore sont destinés àaugmenter de valeur. Quant à la partie jusqu’ici inexplorée de lacinématique, partie qui est, sans contredit, la plus profonde et laplus importante, elle est caractérisée par les questions suivantes :Comment est-on arrivé aux mécanismes, ainsi qu’à leurs éléments?Quelle est la loi qui doit être observée dans le procédé qui sert àcombiner un mécanisme? Une telle loi existe-t-elle, en réalité, oudoit-ori, au contraire, prendre pour point de départ les résultatsfournis par l’invention? Dans ce dernier cas, le problème scientifi-que se réduirait-il à l’analyse de ces résultats et ne nous resterait-il, dès lors, qu'un simple procédé descriptif ou historique?
Ce dernier procédé est celui dont on a fait, pour ainsi dire, exclu-sivement usage jusqu’à ce jour, et c’est à peine si l’on trouve quel-ques traces de recherches destinées à pénétrer derrière la scène.De là cette situation vraiment singulière que, dans l’étude de lacomposition des machines, on est arrivé à se servir des moyens lesplus développés pour éclairer des résultats de l’invention, c’est-à-dire des produits de l’esprit humain, sans avoir aucune connais-sance des procédés que la pensée a dû mettre en œuvre pour four-nir ces résultats. Avec cette absence d’homogénéité, au moinssurprenante, qui ne serait certainement pas tolérée dans tqute autrepartie du domaine des sciences exactes, on s’accorde à regarderl’invention comme une espèce de divination, comme la coasé-