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INTRODUCTION.
Souvent nous ne savons même pas] comment les idées que notreesprit a été obligé de percevoir se meuvent dans les limites quenous ont tracées l’éducation et l’étude. Si donc de nouvelles idéesdoivent être substituées à celles dont on a l’habitude, il devientnécessaire d’expulser, en quelque sorte, ces dernières et de vaincre,par suite, la résistance de puissantes forces de cohésions intérieures,qui s’opposent à cette expulsion. Ces résistances sont dues àdiverses causes, parmi lesquelles on doit citer la direction de l’en-seignement reçu dans les écoles, la littérature qui s’y rapporte, avectoute l’importance que lui donne sa puissante extension, l’habitudesi difficile à acquérir et, par suite, si persistante ; enfin la difficultéréelle résultant de ce que la méthode présentée ici ne peut se con-tenter d’èlre étudiée partiellement, con innova et par occasion, maisdoit, au contraire, être comprise dans son ensemble. D’après cela,le chemin que j’ai à parcourir pour arriver à des vérités d’unegrande simplicité ne saurait avoir une faible longueur. La né-cessité de mettre scrupuleusement de côté les préjugés existants, larecherche forcément assez lente du sentier le plus convenable parmitous ceux qui se présentent s’opposent à un mouvement rapide.Pour tous .ces motifs, le contenu, des chapitres suivants a moinspour but d’augmenter les connaissances positives du mécanicien,proprement dit, que d’exercer une influence sur la manière de com-prendre ce qui est déjà connu et de lui en assurer ainsi solidementla possession, car, pour conclure avec Gœthe : On ne possèdeque ce que l'on comprend.