Buch 
Cinématique : principes fondamentaux d'une théorie générale des machines / par F. Reuleaux ; traduit . de l'allemand par A. Debize
Entstehung
Seite
41
JPEG-Download
 

LA SCIENCE DES MACHINES.

reportant à notre définition, de ces dispositions spéciales des ma-chines , par V intermédiaire desquelles on recueille , de la manière laplus avantageuse, les forces naturelles. Toutefois, elle étudie égale-ment des machines de travail (opérateurs), qui, évidemment, rentrentaussi dans son domaine. Assez souvent, on a lhabitude dattribuercette partie de la science des machines à la technologie mécanique.Cette attribution, du reste, na pas toujours lieu, et il faut bien re-connaître quelle nest pas entièrement rationnelle. La technologiemécanique a, en effet, pour but létude du traitement des matièrespar des procédés mécaniques qui, dans un grand nombre de cas,ne constituent pas des machines. Elle a, par suite, sa voie propreet doit se laisser guider par des considérations particulières. 11 estbien vrai quelle soccupe également de machines, mais à un pointde vue tout à fait différent de celui dont on part dans la science desmachines proprement dite. Si donc, jusquà un certain point, onpeut comprendre que les deux sciences revendiquent le même objetdenseignement, il nen est pas moins vrai quil nest nullementnécessaire de les confondre lune avec lautre.

Cette branche particulière de la technologie qui est ici en ques-tion, ou, si lon veut, la partie technologique de la science spécialedes machines , soccupe de l'action que les forces naturelles exercentsur la matière à travailler, en vertu de leur mode demploi parlintermédiaire des machines ; en dautres termes, elle soccupe deces dispositions spéciales des machines , au moxjen desquelles cetteaction se transmet dans les conditions les plus favorables. En ré-sumé, la science spéciale des machines étudie théoriquement lemode de réception et d'utilisation des forces naturelles par les ma-chines considérées comme connues.

La troisième science à citer est celle de la construction desmachines. Cest également à Redti nb.vcheh quon doit davoir affran-chi cette science de la subordination, assez peu justifiée, elle setrouvait par rapport à la mécanique appliquée, et de lavoir con-stituée à létat de science indépendante. Elle a pour but létude desmoyens propres à donner aux corps dont se composent les machinesla propriété que, dans notre définition, nous avons désignée sous lenom de résistance. Pour concevoir cette propriété dans son accep-tion la plus complète, il est nécessaire de la considérer sous deuxpoints de vue, précédemment indiqués; elle doit, en effet, assurerle maintien de la forme des corps, non-seulement contre lactiondes forces sensibles, mais encore contre celle des forces latentes.