49
SOLUTION GÉNÉRALE DU PROBLÈME DES MACHINES.
sera donc, dans ce cas, essentiellement différent de celui de la dis-position précédente.
Pourtant, entre les deux cas représentés par les figures 7 et 9,existe cette analogie que, dans tous les deux, b — c et a — d sontunis d’une manière rigide et peuvent être considérés") comme for-mant chacun un seul corps ; par conséquent, dans les deux cas, on
Fig. 9.
arrive à n’avoir qu’un seul couple d’éléments, fournis par la réu-nion de deux couples distincts. Ces deux derniers couples, suivantle mode de liaison qui leur a été appliqué, ont donné des résultatsdifférents, mais ils n’ont toujours formé qu’un seul couple.
Ainsi donc, la liaison réciproque des éléments de deux couplesdonne lieu, d’une manière générale, à un autre couple d'élémentsqui peut être différent des deux couples primitifs. — C’est là un ré-sultat remarquable et fécond en conséquences.
Nous pouvons maintenant aller plus loin et procéder à la liaisonde trois ou quatre couples d’éléments. Supposons donnés, par exem-ple, les couples
ab cd ef gh
Si nous relions chaque élément de chacun d’eux avec un élémentd’un autre, tous les couples isolés, tout en conservant leurs pro-priétés primitives, en auront également acquis une nouvelle. Laliaison peut avoir lieu de plusieurs manières, comme l’indiquent,par exemple, les séries suivantes :
b - cd - ef - gh - a
ou
b - -de - ef - kg - a
Le tout forme alors une espèce de chaîne retournant sur elle-même,
REULEAUX, CINÉMATIQUE. 4