Buch 
Cinématique : principes fondamentaux d'une théorie générale des machines / par F. Reuleaux ; traduit . de l'allemand par A. Debize
Entstehung
Seite
86
JPEG-Download
 

80 PRINCIPES PIIOIIONOMIQUES.

que lorsquon cherche simplement à se figurer le double mouvementde rotation et de translation dans lespace.

Bélanger a proposé deux modes de représentation : le premier con-siste à assimiler le mouvement des deux corps à un roulement conique(Ml), dans lequel les deux cônes, reliés à ces corps, posséderaientun mouvement de translation par rapport au système fixe dans les-pace. La rotation autour d'un axe serait alors donnée par le roule-ment conique, et le glissement par la translation des deux cônes. Onarrive bien ainsi à se faire une idée exacte du mouvement relatifdes deux corps considérés, mais à la condition dintroduire unetroisième espèce de corps (les cônes), ce qui, tout en étant avanta-geux dans quelques cas et parfois même indispensable (voy. §!)),doit cependant, en général, être évité, toutes les fois quil est pos-sible demployer un mode de représentation plus simple.

La seconde proposition de Bélanger consiste à représenter le mou-vement relatif des deux corps par celui de deux surfaces réglées ,déterminées, pour chacun de ces corps, par les positions succes-sives de laxe instantané de rotation eide glissement; dans ces con-ditions, le mouvement considéré se trouve ramené à un roule-ment de ces deux surfaces réglées, avec glissement, à chaqueinstant, le long de la génératrice de contact. A ce mode de repré-sentation sen rattachent un certain nombre dautres, qui se sontproduits plus récemment. En réalité, il peut se déduire, commeconséquence directe, de ce que nous avons dit précédemment, puis-que, en prenant pour chacun des deux corps lenveloppe des posi-tions successives de laxe de rotation et de glissement simultanés,on obtient précisément ces surfaces réglées comme lieux des axesinstantanés.

Celte espèce particulière de mouvement, dans lequel il y a à lafois glissement et rotation le long et autour dune même droite,constitue ce que nous proposons dappeler une viral ion* Nous pro-posons également de comprendre, sous une désignation commune,les corps dont il vient détre question et dont le mouvement four-nit une image sensible du mouvement relatif dans le cas le plus gé-néral. Comme ces corps sont toujours constitués par une succcs-

Dans limpossibilité nous nous trouvions do traduire exactement le mot alle­ mand schrotcn, employé par lauteur pour exprimer le mouvement particulier dont ilsagit nous avons nous résigner à adopter le mot virer (aller en tournant), en luiattachant le sens quil possède surtout dans le mot dérivé vircton (trait darbalète em-penné en hélice, avec des lamettes de bois, de corne ou de fer, qui le faisaient tourneren lair sur lui-même. V. Littré ).