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que lorsqu’on cherche simplement à se figurer le double mouvementde rotation et de translation dans l’espace.
Bélanger a proposé deux modes de représentation : le premier con-siste à assimiler le mouvement des deux corps à un roulement conique(Ml), dans lequel les deux cônes, reliés à ces corps, posséderaientun mouvement de translation par rapport au système fixe dans l’es-pace. La rotation autour d'un axe serait alors donnée par le roule-ment conique, et le glissement par la translation des deux cônes. Onarrive bien ainsi à se faire une idée exacte du mouvement relatifdes deux corps considérés, mais à la condition d’introduire unetroisième espèce de corps (les cônes), ce qui, tout en étant avanta-geux dans quelques cas et parfois même indispensable (voy. §!)),doit cependant, en général, être évité, toutes les fois qu’il est pos-sible d’employer un mode de représentation plus simple.
La seconde proposition de Bélanger consiste à représenter le mou-vement relatif des deux corps par celui de deux surfaces réglées ,déterminées, pour chacun de ces corps, par les positions succes-sives de l’axe instantané de rotation eide glissement; dans ces con-ditions, le mouvement considéré se trouve ramené à un roule-ment de ces deux surfaces réglées, avec glissement, à chaqueinstant, le long de la génératrice de contact. A ce mode de repré-sentation s’en rattachent un certain nombre d’autres, qui se sontproduits plus récemment. En réalité, il peut se déduire, commeconséquence directe, de ce que nous avons dit précédemment, puis-que, en prenant pour chacun des deux corps l’enveloppe des posi-tions successives de l’axe de rotation et de glissement simultanés,on obtient précisément ces surfaces réglées comme lieux des axesinstantanés.
Celte espèce particulière de mouvement, dans lequel il y a à lafois glissement et rotation le long et autour d’une même droite,constitue ce que nous proposons d’appeler une viral ion* Nous pro-posons également de comprendre, sous une désignation commune,les corps dont il vient d’étre question et dont le mouvement four-nit une image sensible du mouvement relatif dans le cas le plus gé-néral. Comme ces corps sont toujours constitués par une succcs-
Dans l’impossibilité où nous nous trouvions do traduire exactement le mot alle mand schrotcn, employé par l’auteur pour exprimer le mouvement particulier dont ils’agit nous avons dû nous résigner à adopter le mot virer (aller en tournant), en luiattachant le sens qu’il possède surtout dans le mot dérivé vircton (trait d’arbalète em-penné en hélice, avec des lamettes de bois, de corne ou de fer, qui le faisaient tourneren l’air sur lui-même. V. Littré ).