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COUPLES D'ÉLÉMENTS.
vre de son champ de rotation gauche; on réalise ainsi la conditionque nous avons reconnue nécessaire dans le cas de la /ig. 80. Sou-vent aussi on arrive au même résultat en apla-tissant simplement le cercle (fig. 82). Dans cecas, parmi toutes les pressions qu’exerce laclavette, il en est qui ont lieu dans le voisinagedes bords de l’aplatissement en e et f; les deuxnormales ee' et ff, passant à gauche et à droitedu point O, le recouvrent, l’une avec son champde rotation gauche, l’autre avec son champ de
Fji> rotation droite. Les bras de levier des forces
d’appui, dirigées suivant les normales, sont icinaturellement beaucoup plus courts que dans la disposition précé-dente ; c est là, comme il est tacile de le comprendre, une des rai-sons pour lesquelles, dans la pratique, on n’a recours à la secondeforme que dans les cas où les forces qui tendent à produire la rota-tion sont suffisamment faibles.
Dans les grandes et pesantes roues hydrauliques, on trouve sou-vent le moyeu fixé sur l’arbre avec trois clavettes et plus souventavec quatre ; on laisse, dans ce cas, un vide assez considérable en-tre le cylindre creux et le cylindre plein, dont les surfaces ne doi-vent plus, par suite, être considérées comme surfaces d’appuiifig. 85 et 84). Ces systèmes de fixation ne peuvent, à vrai dire,
Fig. 83.
opposer qu’une assez faible résistance aux forces qui tendent à pro-duire la rotation, puisque les normales d’appui des surfaces desclavettes passent à une distance très-laihle du point d’intersection0 des normales menées par les milieux de ces clavettes. Aussi ceinode de clavetage doit-il être plutôt considéré comme moyen decentrage, c’est-à-dire comme mode d'appui contre le déplacement