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Cinématique : principes fondamentaux d'une théorie générale des machines / par F. Reuleaux ; traduit . de l'allemand par A. Debize
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ORIGINES DES MACHINES.

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Ce mode de travail, évidemment très-employé par les charpen-tiers, dans les temps homériques, exigeait trois ouvriers; nous pou-vons admettre, avec assez de vraisemblance, que le même procédéétait appliqué, dune manière analogue, dans les temps préhistori-ques, pour percer les grandes haches de pierre.

Un fait qui mérite ici dêtre mis en relief, cest que lart de pra-tiquer des trous cylindriques et, par suite, de préparer des cylin-dres creux, doit être de beaucoup antérieur à celui qui a permisdobtenir des cylindres pleins, ou, dune manière générale, descorps limités extérieurement par une surface de rotation. On réussit,en effet, toujours à pratiquer un trou, même avec un outildune nature très-imparfaite, puisque la surface de rotation limi-tant la cavité sobtient à peu près avec la même facilité, que la gé-nératrice (larête coupante de loutil) ait une forme régulière ounon. Un éclat de silex quelconque pouvait, dès lors, être utilisépour percer des trous dans le bois, les os et la corne de cerf, à laseule condition dêtre aiguisé et dêtre à peu près convenablementfixé (51). Au contraire, pour tourner un corps extérieurement, ilest nécessaire, ne fût-ce que pour pouvoir appliquer le ciseau avecsuccès, quil existe un dispositif spécial permettant de fixer ce corpsavec assez de précision pour quil puisse recevoir un mouvementde rotation autour dun ax,c géométrique fixe. 11 parait assez vrai-semblable que cest la roue du potier qui a donner la premièreidée du tour. Dans tous les cas, il est incontestable que le foret estbeaucoup plus ancien que la roue du potier, laquelle est elle-mêmeantérieure au tour.

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Fig. 165.

Une des formes les plus anciennes de cette dernière machine serencontre dans le tour qui est encore aujourdhui en usage chez les