240
HISTOIRE DU DÉVELOPPEMENT DES MACHINES.
en avant, mais ce déplacement est empêche par une petite piècesaillante, légèrement embrevée dans la traverse.
Nous savons très-bien que, dans la suite, ces supports et ceuxdu môme genre se sont peu à peu transformés en couples de ro-toïdes, ajustés avec une grande exactitude, et que, d’un autre côté,en guidant l’eau, d’abord dans un canal, puis dans un coursieremboîtant la roue, on a, de plus en plus, assujetti cette eau à unsystème de clôture par couples ; mais il n’en est pas moins incontes-
table que, dans les roues hydrauliques, d’une manière générale,nous trouvons encore en évidence des traces de l’ancienne prédo-minance de la clôture de force.
Dans les pompes, les moulins et les autres machines du moyenâge, nous rencontrons de nombreuses applications de mécanismesà manivelle , c’est-à-dire de mécanismes contenant un assez grandnombre d’articulations ou île couples de roloïdes. Si l’on étudie cesmachines de plus près, ce qui est facile en consultant les dessinsde l’époque qui ont été conservés, on constate que la clôture deforce s’y trouve en plein développement. Les articulations des ma-nivelles et des bielles sont composées de barres rondes qui jouentlibrement dans des ouvertures également circulaires (œils), commecela a lieu pour les maillons d’une chaîne forgée ordinaire, tandisque des collets, établis à une assez grande distance, empêchent lesmouvements latéraux trop prononcés. Ces jeux considérables per-mettent, en môme temps, là où la disposition l’exige, une rotationautour d’un axe perpendiculaire à celui de la barre ; pour ces posi-tions, où. aujourd’hui nous appliquerions un joint universel, lesanciens appareils sont, comme on le voit, plus pauvres en organesque les modernes.
La clôture de force se montre à son apogée dans quelques appa-reils qui proviennent des derniers siècles, dans les anciens pressoirs