CAPSULISME A ROUES DE PAPPEN1IEIM.
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motrice, qui constitue une machine rotative à eau*, si elle est miseen mouvement par l’eau, ou une machine à vapeur rotative, si lavapeur est le fluide moteur. Cette dernière application a été tentéepar Mcjrdock, un contemporain de Watt ; dans ce but, il chercha àrendre l’application des têtes des dents sur les parois de la capsuleaussi parfaite que possible, en munissant d’une garniture les som-mets de ces dents. Il est évident qu’une semblable machine no peutavoir qu’un assez faible rendement, car le mode de fermeture, réa-lisé dans la position d’engrènement cd, est tout à fait insuffisantpour empêcher les passages d’un fluide gazeux à haute pression,comme la vapeur ; aussi la machine de Murdock ne s’est-elle pasintroduite dans la pratique.
Une troisième application, intermédiaire entre les deux précé-dentes, correspond à l’emploi du capsulisme à roues comme appareilde mesure, ou compteur à eau. Il est évident, qu’avec une exécutionconvenable, le nombre de tours que font les roues, sous l’actiond’un courant d’eau, donne précisément le volume de l’eau qui passe,en fonction de la capacité de l’anneau denté. Nous rencontreronsun peu plus loin une application de ce genre.
Le môme capsulisme peut encore être utilisé comme frein, à lacondition de le munir d’un conduit d’écoulement, dont on puisse ré-trécir la section à volonté. Le mécanisme qu’on peut faire fonction-ner avec de l’eau ou avec de l’huile constitue un frein à simple effet,lorsqu’on lui ajoute une seule soupape, et un frein à double effet,lorsqu’on en ajoute deux. Avec une disposition convenable des con-duits, le liquide décrit alors un cycle fermé. Dans les freins de cegenre, contrairement à ce qui a lieu dans les freins ordinaires à mâ-choires, il n’existe aucun organe spécialement exposé à l’usure. Cesmêmes freins, lorsqu’ils sont disposés de manière à n’offrir de résis-tance que pour un seul sens de rotation, peuventètre utilisés commeCataractes; l’emploi d’un frein de cette espèce est spécialementavantageux dans le cas où l’action de la cataracte doit s’exercer surun mouvement de rotation.
En résumé, le capsulisme à roues de Pappenheim est susceptibled’un grand nombre d’applications. Dans sa forme simple, qui necomporte aucune soupape, il peut, en effet, sans modification d’au-cune sorte, être utilisé, à volonté, comme pompe (ordinaire ou àincendie), comme machine motrice ou comme compteur à eau. Une
Une application en a été faite par Renaud, Blanchet et Biret. — Brevet de 1817.V. Brevets d'invention, vol. XXIV, Paris , 1835.