CAPSULISME A ROÜES D’ÉVRAUD.
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son cercle primitif r, tandis que la roue b porte, au contraire, deuxdents complètement en saillie sur son cercle primitif, qui est égalau premier. Les dents de a, qui, comme forme, ont une certaineanalogie avec celles de la seconde disposition de Roots ( fig . 6), sontcomprises dans l’intérieur du cercle primitif, tandis que, sur laroue b, les dents sont tout à fait en dehors du cercle du mêmenom. La courbe mlo est l’épicycloïde allongée des deux cercles derayon r, décrite par la pointe de dent n de la roue b, dans son mou-vement par rapport à a. La courbe pn est l’èpicycloïde ordinaire(ici une cardioïde) que le point o de la roue a décrit par rapport àla roue b. Le point o abandonne ici la roue b, au moment où n ar-rive en m. 11 est, d’ailleurs, nécessaire, pour cela, que l’angle mlosoit égal à l’angle correspondant au pied de la dent de b, c’est-à-diredouble de l’angle désigné par a dans la figure 8.
Dans la rotation indiquée par les flèches, les vides des dents desdeux roues amènent l’air ou l’eau de la partie inférieure à la partiesupérieure. Mais le fluide contenu dans l’espace que forme le videde ci, diminué de la section de forme lenticulaire mnpo, se trouveramené en dessous, de telle sorte que le volume réellement trans-porté, pour chaque tour, est légèrement plus petit cpæ le volume del'anneau denté de la roue b. L’engrènement des deux roues pré-sente ici cette circonstance avantageuse que les sommets des dentsde a roulent, sans glisser, sur les arcs qui forment le fond des in-tervalles des dents de b. Autant qu’on pouvait s’eu assurer sur uneMachine d’un accès assez difficile, le ventilateur exposé à Paris , auÜeu de dents épicycloïdales, était muni de simples palettes droites,établies dans la direction des axes des dents de notre figure ; ce quipour la pratique est bien suffisant et conduit à une simplificationnotable. Par suite du retour d’une partie du volume de fluideentraîné, l’écoulement n’est pas uniforme, mais c’est là un incon-vénient sans gravité, surtout dans le cas de la ventilation.
En définitive, le ventilateur d’EviiAitn doit être considéré commenn capsulismc à roues d’une construction rationnelle, très-conve-nable pour le but qu’on s’est proposé. Si l’on voulait obtenir l’uni-lormilé du mouvement du fluide, afin de rendre la machine beau-Cou p plus propre à être utilisée comme pompe ou comme machineMotrice à eau, il suffirait de profiler les dénis de b suivant des arcse cercle et de donner, pour profils, aux vides de a les courbes en»Ve loppcs correspondantes.
La forme particulière qu’EviouiD a adoptée pour les roues de son