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Cinématique : principes fondamentaux d'une théorie générale des machines / par F. Reuleaux ; traduit . de l'allemand par A. Debize
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488 ANALYSE DES ÉLÉMENTS CONSTRUCTIFS DES MACHINES.

2° Les Obturateurs par soulèvement, qui com-prennent de môme :

a. Les clapets ou soupapes à articulai ions ;

b. Les soupapes à levée rectiligne.

La principale différence entre ces deux classes consiste en ce que,dans la première, la pression du fluide ne tend pas à repousser ouà rapprocher de louverture quelle doit fermer la partie mobile delobturateur, tandis que cest précisément ce qui a lieu dans lesobturateurs de la seconde classe, qui sont ouverts, dans un sens, etfermés, dans lautre, par le courant du fluide. Pour ce molif, ilssont très-propres à fournir des organes automatiques, ce qui napas lieu avec les premiers.

Bien que cette division soit satisfaisante, sous certains rapports,et quelle offre'même un certain caractère de profondeur, elle nerépond pas cependant à toutes les exigences. Elle est, en réalité,basée sur les résultats dun examen tout extérieur. Comme classifi-cation, elle devient même insuffisante pour certains cas extrêmes;ainsi, par exemple, certaines soupapes à soulèvement, qui se cons-truisent comme valves équilibrées, ne possèdent évidemment pas lapropriété que nous avons indiquée comme caractéristique pour lesobturateurs par soulèvement, en général. Dun autre côté, cette clas-sification reste, en définitive, sur le terrain de lancien système des-criptif, puisque la définition à laquelle elle correspond nexpliqueréellement rien et surtout nassigne nullement aux obturateurs laplace qui leur convient dans la série des dispositifs cinématiques.Maintenant que nous sommes familiarisés avec les conceptions ciné-matiques par une série dexercices analytiques et que les principesgénéraux sont établis, il nous est possible de donner une définitionqui pénètre réellement jusquau cœur du sujet, définition qui est lasuivante : Les dispositifs d'obturation sont les mécanismes d'arrêtet, dans certaines circonstances, les freins des organes de pres-sion.

Parmi ces mécanismes darrôt, nous retrouvons, dailleurs, lesdeux variétés examinées précédemment. Les soupapes automatiquesconstituent, en réalité, des mécanismes darrêt courants, cest-à-dire ceux dans lesquels le mouvement de la pièce darrêt, empêchédans une direction, est possible dans la direction opposée, tandisquil faut ranger parmi les mécanismes darrêt à repos les obtura-teurs par glissement et les soupapes équilibrées, sur lesquelles il