bi2 ANALYSE DES MACHINES COMPLÈTES.
manivelle se trouvait supérieure à l'effort exercé, en sens contraire,par la vapeur sur le piston, la machine devrait tourner en sensinverse, c’est-à-dire que l’encliquetage, représentant le mécanismeprincipal, deviendrait direct; le piston refoulerait alors dans lachaudière, d’abord la vapeur contenue dans le cylindre, puis l’airaspiré par le tuyau, qui primitivement servait à l’échappement. Ontrouve de fréquents exemples de celte inversion dans les locomotiveset, en particulier, dans la marche à contre-vapeur.
Puisque la distribution donne à l’encliquetage, comme on le voit,la propriété de fonctionner dans un sens ou dans l’autre, suivant lerapport qui existe entre les forces agissant dans le mécanisme, ellelui donne, par cela même, celte mobilité que possède déjà le méca-nisme à mouvement continu, sans addition d’aucun organe. Ladistribution a donc pour résultat d’enlever à l’encliquetage la pro-priété d’être monocinématique ( V . g 41 ) et de faire disparaître,par suite, l’une des différences existant entre ce mécanisme et lemécanisme à mouvement continu.
L’arrêt de la machine s’obtient en interrompant l’arrivée de lavapeur parla fermeture de la soupape d’admission E. Cette soupapeforme, avec les accessoires qui s’y rapportent, un mécanisme parti-culier, disposé pour être manœuvré à la main. C’est l’appareil d’ar-rêt de la machine, et, à ce titre, il fait partie de la régulation. Enlaissant de côté les organes accessoires, tels que robinets de grais-sage, clavettes de fixation, etc., nous trouvons qu’en définitive notremachine à vapeur renferme : un mécanisme principal, un de dis-tribution, un d’alimentation, un régulateur automatique et un régu-lateur à main, soit, en tout, cinq mécanismes.
Nous passerons maintenant aux machines opératrices et nous con-sidérerons tout d’abord une grue de quai ordinaire, avec plale-fonnctournante. Dans cette machine, nous trouvons immédiatement deuxmécanismes principaux, qui peuvent être mis en mouvement à lumain, indépendamment l’un de l’autre, savoir : l’équipage de rouesdentées, avec le tambour à chaîne et les poulies-guides, pour l’élé-vation de la charge, et* en second lieu, un mécanisme à x'oues, p oU1 'la rotation de la plate-forme autour de son axe. La machine 11e po s "sède pas de distribution, mais un simple mécanisme de régulation,se présentant sous la forme d’1111 frein, qui permet de laisser des-cendre lentement la charge soulevée. Il existe, en outre, un méca-nisme d’arrêt, qui est destiné à empêcher toute descente intempes-tive de la charge et qui appartient, par conséquent, à la régula-