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Cinématique : principes fondamentaux d'une théorie générale des machines / par F. Reuleaux ; traduit . de l'allemand par A. Debize
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ANALYSE UES MACHINES COMPLETES.

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machine à vapeur, à lhorloge el au métier de iilalurc pour se con-vaincre quelle ne peut être absolument daucun secours. Du reste,les théoriciens de l'ancienne école nont jamais tenté dappliquerleur classification aux machines qui présentent la moindre compli-cation.

Nous devons, en terminant, signaler spécialement les conclusionsauxquelles nous ont conduits les exemples ci tés au sujet de laction dela main de lhomme dans les machines. Nous voyons, en effet, quelleintervient encore, à loccasion, dans la distribution et la régula-tion, mais assez rarement dans le mécanisme principal lui-même.Du reste, à mesure que la perfection des différentes machines aug-mente, leurs mécanismes de distribution et de régulation tendentde plus en plus à devenir automatiques.

Si nous nous reportons à lhistorique du développement desmachines, nous constatons que, depuis le jeune Potteu inventant,pour la machine de Neyvcomen, une première forme de la distribu-tion automatique, jusquà l'ingénieur des bateaux à vapeur améri-cains, qui, de sa cabine, peut, au moyen de trois leviers, régler lesdifférents éléments de la marche, depuis le tourneur en fer ducommencement de ce siècle, manœuvrant à la main le chariotporte-outil, jusquà louvrier du tour à revolver, qui, en agissantsimplement sur un distributeur, parvient à exécuter sur la pièce àtourner cinq ou six opérations successives, cest toujours le mômephénomène qui se produit, seulement à des degrés de développe-ment différents, phénomène qui consiste dans la diminution conti-nue de laction directe de la main de lhomme sur la machine, ou,si on le préfère, dans laccroissement de lautomatisme dans lamachine. Ce phénomène a, du reste, commencé à se produire àlorigine de la machine elle-même, dans les temps primitifs. Hexiste, en effet, une liaison non interrompue entre les premièrestentatives de lhomme pour obliger deux corps, placés en dehors delui, à exécuter des mouvements relatifs déterminés et la produc-tion, beaucoup plus compliquée, de lindustrie moderne ; les lignesde ce développement, qui sest effectué sous lempire dune seule etmême loi fondamentale, dabord peu prononcées, saccusent deplus en plus, à mesure quon approche de lépoque actuelle.

En définitive, les machines quil convient de considérer commeles plus parfaites et les plus complètes sont celles dans lesquelles(ainsi que nous lavons déjà observé au chapitre IV) laction delhomme nest plus nécessaire que pour la mise en marche et 1 m-