ANALYSE DES MACHINES COMPLÈTES.
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fournir de petites forces motrices économiques, ou, en d'autrestermes, à créer des machines motrices d'une faible puissance, sus-ceptibles d'être mises en mouvement à peu de frais. Du moment oùl’on pourra donner au petit fabricant la force motrice dans desconditions d’économie sensiblement équivalentes à celles qu’assureau capital la machine à vapeur de grande puissance, on arrivera,par cela même, à créer une classe sociale importante, à la renfor-cer là où elle existe encore, à la rétablir là où elle a disparu. Cetteutilité d’aider le petit fabricant à se remettre sur pied n’est pas,du reste, limitée au sujet qui nous occupe ; elle commence à sefaire sentir également pour d’autres domaines, comme, parexemple, celui de l’art industriel.
A la question du petit fabricant se relie étroitement celle de l’in-dustrie domestique, caractérisée par l’alternative d’un travail in-dustriel avec d’autres occupations. Ce genre d’industrie s’est heu-reusement maintenu, sous une forme qui mérite d'être conservée,dans certaines localités où la grande industrie se trouve arrivée àun très-haut degré de développement. Ainsi, par exemple, à Lyon et dans les villages environnants, on rencontre encore un grandnombre de tisserands à domicile; la môme chose se remarque danscertaines parties de la Suisse et de l’Allemagne . Dans la Lombardie ,la fabrication de la soie est restée jusqu’ici à l’état d’industrie do-mestique, entre les mains d’un certain nombre d’habitants de lacampagne, qui possèdent un métier à tisser et une machine à bobi-ner. C’est là une situation éminemment favorable, qui menacemalheureusement de se modifier, si l’on arrive à donner suite audésir, assez répandu, de voir s’élever de grandes usines de tissage.Certaines tentatives ont déjà été laites dans ce sens, et il est biendésirable qu’elles puissent être arrêtées à temps. On ne sauraittrop appeler l’attention des autorités sur de semblables tentativesqui, au premier abord, paraissent présenter de sérieux avantages,mais qui, au fond, sont de nature à créer une situation pleine depérils. 11 est naturel que le paysan croie devoir préférer les salairesélevés de la fabrique aux faibles sommes qu’il gagne à la maison ;mais qu’on arrive à lui fournir à domicile un petit moteur écono-mique et on aura résolu le problème de relever une industrie res-tée stationnaire, sans introduire les fâcheuses conséquences de lagrande industrie.
Le sentiment de l’opportunité d’une subdivision de la force sCmanifeste en divers lieux et sous plusieurs formes différentes. L’une