NOTES.
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été suivi plusieurs fois depuis le conquérant. Or il doil sans doute être arrivéqu’on ait réuni ensemble deux chariots vides, en reliant le timon de l’un auchâssis de l’autre, et qu’on ait ainsi constitué une espèce de véhicule, composéd’un train d’avant et d’un train d’arrière. La facilité avec laquelle un semblablevéhicule pouvait être dirigé a dû finir par attirer l’attention et conduire, parsuite, à l’adoption d’un avant-train mobile pour les chariots ordinaires.
27 (Page 214.) Les chariots en bois, pris dans une bataille, étaient livrés auxflammes par le vainqueur, parce qu’il manquait ordinairement de chevaux pourles emmener; quant aux chariots en fer, on se bornait à les rendre inutilisables,en brisant quelques-unes de leurs parties essentielles, de même qu’aujourd’huion encloue les canons qu’on ne peut enlever. Dans la Ilible (2. Sam. VIII, 4) ontrouve les passages suivants : « David fit prisonniers mille sept cents cavalierset vingt mille fantassins, puis il rendit inutilisables tous les chars et n’en conservaque cent » ; à un autre endroit (Josué , XI, G) : « Tu couperas les jarrets à leurschevaux et tu brûleras leurs chars », et plus loin : « Josué fit comme le lui avaitordonné le Seigneur; il coupa les jarrets à leurs chevaux et livra leurs chars auxflammes. » Il résulte, du reste, d’un passage du livre de Moïse (4. Mos. VII, 5à 8), que les Juifs connaissaient depuis longtemps les chariots à roues, puisque,dans ce passage, il est question de six chars (de bois) tirés chacun par deuxbœufs. Les roues du fameux char de Salomon étaient entièrement en bronze,« leurs essieux, leurs moyeux, leurs jantes et leurs rais étaient tous fondus. »
28 (Page 215.) Le musée de Toulouse possède deux roues de chariots anciens,de 0",54 de diamètre, qui sont en bronze et remarquablement bien conservées ;les moyeux ont 0",40 de longueur, et0 ra ,07 de diamètre intérieur. Chacune de cesroues a cinq rais, de section circulaire, et une jante munie d’une rainureprofonde, dans laquelle on noyait les têtes des rivets destinés à la fixation d’unecouronne en bois extérieure.
29 (Page 215.) Parmi toutes les pièces entrant dans la construction de la roue,le bandage extérieur a joué, dans son développement progressif, un rôle importantet très-digne d’être remarqué. C’est évidemment la gar-niture métallique qui rend seule la roue capable decourir rapidement sur des voies difficiles, sans s’user tropvite. Mais il s’écoula une très-longue période, avant qu’onarrivât au cercle de fer d’une seule pièce. Homère , dans safameuse description du char de Junon , parle de cerclesde cuivre, mais rien ne prouve que les cercles de ferne fussent pas également en usage. Des bas-reliefs assy-riens et persans représentent des chars d’une grandevariété de formes, dans lesquels, le plus souvent, figureun cercle lisse, qui se distingue à peine de la couronneintérieure. Certains cercles sont particulièrement remar-quables en ce qu’ils offrent une succession de petites parties saillantes, d’un aspectanalogue à celui d’un collier de perles (fig. 455). D’après le professeur Linden-sciiMiDT, de Mayence, ces proéminences ne sont pas autre chose que des têtes declous, enfoncés, en rangs serrés, dans la jante en bois.
50 (Page 21G.) On peut citer, comme exemple, la méthode suivie pour le trans-port des colonnes du temple d’Artémise à Éphèse , méthode qui a été décritepar Vitruve (X. Cliap. II). L’architecte Chersiphron fixa des tourillons en fer auxextrémités des énormes blocs cylindriques en pierre qu’il s’agissait de transporter.Les tourillons de chaque colonne avaient leurs supports dans un rhâssis en bois,auquel on attela un certain nombre de bœufs. Grâce à ce procédé, les colonnes