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Tome troisième.
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PRÉFACE.

ment de deux triglyphes; mais il est aisé de sapercevoir que cette déviationdu principe général est due à une circonstance particulière ; chacun de cesédifices devant admettre un large passage au milieu de la façade. Aussi sont-ce les deux seuls exemples de ce genre que lon trouve à Athènes . Les petitstemples qui forment les ailes des propylées, contribuaient peut-être à donnerplus de solidité à la partie centrale, en présentant lapparence de supports laté-raux, et il serait possible quils eussent été placés dans cette vue; tandis quesous tout autre rapport ils devaient ajouter à la dignité de lensemble, et, enoffrant les parties semblables du même ordre sur une plus petite échelle ,relever encore limportance de la masse de colonnes qui forme le portiquecentral. Il est certain que cette entrée de lAcropole , à l'époque le monumentse présentait dans son intégrité, devait être de la plus grande magnificence.

Ces considérations nous convaincront que lon ne peut faire de change-ment important dans les proportions du véritable dorique grec, sans détruireson caractère particulier. Supposons, par exemple, quau-dessus des marches,ou de toute autre espèce dembûsement général, il y eût eu des bases particu-lières pour chaque colonne , comme au dorique que lon a appelé romain.Dabord, cela eût présenté un assemblage confus de corps distincts; ensuite, ileût alors fallu porter lentre-colonne dun triglyphe à deux, ce qui eût détruitles proportions de la masse totale, augmenté de moitié son étendue, et changéen extrême faiblesse le caractère de force qui la distingue.

Le chevalier Cliambers observe que lintervalle dun double triglyphe est leseul qui réussisse dans lordre dorique, ce qui, quoique entièrement faux sil estquestion du dorique grec , peut être assez vrai, si lauteur entend .parler dudorique, tel quil la présenté dans son traité. On remarquera, en passant, quele dessin quil en donne est à-peu-près copié dans Yignole ; et nest-ce pasreconnaître que Rome na pu lui fournir un modèle de cet ordre qui lui parûtassez bon pour linsérer dans son ouvrage ?

Beaucoup de personnes reprochent, en général, au dorique grec detre lourd.Mais ceux qui se montrent si disposés à le condamner, devraient dabord serappeler quon ne lemployait que dans les monuments il fallait unir auplus haut degré la force à la dignité. Il en est de cet ordre comme de touteautre partie de larchitecture décorative; cest lemploi judicieux que lon enfait qui peut seul motiver à son égard la différence entre le blâme et l'éloge.Omettre les hases du dorique maigre, comme on la fait au théâtre de Mar-cellus, semble être une faute de goût aussi grande, que den ajouter au doriquemassif. Que ceux qui préfèrent, dans tous les cas, le dorique nouveau, et, quirejettent absolument le grec, essayent de produire, avec leur ordre maigre,quelque chose qui approche de la grandeur chaste et solide du Partliénon, ou

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