le perdre, dans son Introduction aux recherches de mécaniquechimique dans lesquelles la lumière polarisée est employée auxi-liairement comme réactif!
Lorsqu’on se demande, en vertu de quelles lois, comment etde quelle manière ont pu se former toutes choses qui sont le pro-duit des diverses combinaisons de la matière créée par Dieu , onen revient toujours au texte de la Genèse qui décrit, sous le nomde Chaos, l’état dans lequel se trouvait la matière lorsque sesdiverses parties n’exerçaient aucune action les unes sur lesautres.
D’autre part, Newton a dit que les diverses parties d’un sys-tème de corps placés à distance les uns des autres, soumises àleurs attractions réciproques et soustraites à toute autre actionou influence étrangère, se mettraient en mouvement en décri-vant des trajectoires elliptiques, dont le centre coïnciderait avecle centre de gravité de la masse ; et qu’après un temps indéfini,dont la durée serait mesurée par les conditions qui règlent lemode d’existence et la nature des mouvements de ces corps, ilarriverait une époque où toutes les parties qui composent lesystème viendraient se replacer au repos aux divers points del’espace, d’où elles étaient parties à l’origine de leur mouvement.
Or, il en doit être nécessairement ainsi de l’univers entier etde chacun de ses éléments en particulier ; et les diverses partiesde la matière qui le composent doivent, après avoir épuisé tousles modes d’assemblages qui résultent de leurs actions réci-proques en suivant la marche que la volonté immuable deDieu leur a tracée, donner successivement naissance à toutesles combinaisons qui ont fourni les diverses phases de la créa-tion à l’une desquelles répond l’état actuel des choses dontnous faisons partie, et enfin être ramenées à leurs positionsprimitives et au repos, pour de là recommencer de nouvellesoscillations se prolongeant et se perpétuant indéfiniment dansl’infini du temps et de l’espace.
D’après la marche que j’ai suivie jusqu’ici, en me basant surdes données arbitraires, il est vrai, mais sans jamais m’écarteren aucun point du mode sous lequel les plus célèbres physi-ciens de notre époque, et de celle qui l’ont précédée, ont com-pris la matière et les immuables lois qui régissent ses mouve-ments , tout géomètre possédant suffisamment l’esprit de l’ana-lyse transcendante, aperçoit facilement la possibilité d’exprimerpar des équations différentielles les conditions des divers mou-