Buch 
Mémoire sur les causes et sur les effets de la chaleur de la lumière et de l'électricité / par M. Seguin aîné
Entstehung
Seite
46
JPEG-Download
 

dont les faces forment un angle de 35° 16 avec laxe du cristalet qui nest pas doué de la double réfraction.

En supposant donc que les causes qui ont déterminé les molé-cules à se grouper en affectant la forme du cubo-octaèdre continuent dagir de la même manière, ce solide pourra sagrandirindéfiniment par laddition de nouveaux éléments et donnernaissance à des cristaux dune étendue assez considérable pourdevenir appréciable à nos observations.

Et lorsquil sera arrivé que les circonstances dans lesquellesse trouvaient les molécules matérielles les unes eu égard auxautres, étaient de nature à déterminer leur groupement de ma-nière à donner naissance au solide n° 1, il aura en résulterla formation de cristaux symétriques et réguliers comprenantles types de tous les cristaux susceptibles de se laisser traver-ser par les molécules lumineuses, en ne faisant éprouver à leurmarche dautres perturbations que celles qui résultaient dunensemble de corps agissant tous successivement sur elles de lamême manière et dans les mêmes conditions.

XIV.

Les considérations que jai accumulées pour démontrer quedes molécules isolées, ou bien des agrégations de moléculesanalogues à celles des systèmes stellaires mais constituées dunemanière symétrique et régulière, me semblent ne devoir laisseraucun doute sur les conclusions que jen ai tirées : savoir,que lorsque la matière se trouverait dans ces conditions, etresterait soumise à la loi de lattraction, elle se grouperait par-tout et toujours en donnant naissance et affectant la forme dusolide n° 1. Mais, ainsi que je lai fait déjà remarquer, cetterégularité mathématique dans la position respective des élé-ments en présence les uns des autres, qui obéissent à lattractionet déterminent les agrégations de ces éléments à se grouper enaffectant la forme du solide n° 1, ne subsiste, et ne peut sub-sister, que dans des limites très-restreintes, et sa rupture estune suite nécessaire des mouvements quexécutent ces corpsélémentaires en marchant vers le centre de gravité.

Or ces différences, quelque légères et quelque insensiblesquelles puissent paraître entre des éléments aussi rapprochés