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Il est probable aussi, qu’outre ces causes qui agissent pourmodifier les formes des cristaux, le mode d’agrégation des molé-cules qui se réunissent pour former des assemblages analoguesà ceux des systèmes stellaires y exerce aussi la plus grandeinfluence. Car les molécules matérielles, obéissant en mêmetemps à toutes les actions qu’elles exercent les unes sur lesautres, exécutent les mouvements qu’elles ont acquis, parsuite de l’espace qu’elles ont parcouru pour se rapprocher entreelles, en décrivant des trajectoires qui embrassent depuis lesoscillations rectilignes qu’exécutent les molécules en traversantà chaque fois le centre de gravité, jusqu’au cercle qui a pourcentre ce même point autour duquel elles accomplissent leursrévolutions.
Il résulte de l’ensemble de ces mouvements que toutes lesmolécules en se groupant ensemble dans ces diverses condi-tions, constituent des sphéroïdes à plusieurs axes dont les sur-faces sont limitées par les plus grandes élongations résultantdes différences d’excentricité des ellipses parcourues par lesmolécules m, différences qui sont fonction en même temps desmasses, des vitesses et des positions qu’occupent réciproque-ment ces molécules au moment où elles exercent respectivementleurs actions les unes sur les autres.
La symétrie que l’on observe dans l’arrangement des élémentsqui forment les cristaux, lorsque par suite des actions égales etopposées qu’ils exerçaient les uns sur les autres, les principes aux-quels ils doivent leur existence ont donné naissance à des corpsconstitués, fait comprendre, par analogie, que lorsque des sphé-roïdes à plusieurs axes formés dans des conditions identiquesviennent à se réunir les uns aux autres pour former ces mêmeséléments, les axes analogues qui sont les limites extrêmes desespaces qu’ils occupent, doivent se disposer symétriquement demanière à se toucher par le plus grand nombre de points possi-ble, tout en occupant des espaces restreints dans les limites lesplus resserrées. Or, l’on sait que l’alternance opposée des posi-tions respectives qu’occupent les diverses parties qui concourenta la formation d’un cristal, est une des circonstances, que l’onobserve le plus fréquemment lorsque l’on scrute attentivementleur organisation intime. On peut donc présumer qu’il en est demême des éléments qui donnent naissance à ces mêmes cristauxet que leurs axes homologues peuvent, par suite de circons-tances particulières, faire naître ces modifications, se placer de