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leur donnent naissance. Mais ici, encore, je dois me retrancherderrière mon incapacité en pareille matière et sur un sujet quim’est trop étranger pour que je puisse espérer d’aborder avecfruit les délicates questions dans lesquelles son examen m’en-traînerait.
XV
Il est probable qu’il existe quelque loi inconnue qui présideaux conditions qui déterminent le plus ou moins de densitéqui caractérise les corps qui, par leur ensemble, constituent lesdivers systèmes stellaires ; loi sur laquelle un examen attentifpourrait peut-être jeter quelque lumière, et même parvenirà élucider. Il n’est pas impossible que cette loi n’ait quelqueconnexion avec celle de Bode, qui semble établir une espèce derapport entre la distance et la masse des astres qui occupentles diverses régions de notre univers et la quantité de substancematérielle qui était contenue dans ces espaces à l’origine dutemps de la formation du système entier.
Ces rapports, ces appréciations et ces points de comparaisonqui paraissent grossiers et informes au premier aspect ne doi-vent pas, cependant, toujours être négligés ni rejetés comme desidées étranges qui ne méritent ni ne supportent pas d’être prisesen considération ; et l’on sait par expérience que souvent unexamen attentif de questions analogues a mis les savants, lesobservateurs et les expérimentateurs sur la voie d’arriver, parce moyen, à la découverte de vérités qui intéressaient la scienceau plus haut degré.
La vitesse de translation relative de chacun des corps quicomposent les systèmes stellaires, est évidemment représentéepar le trajet qu’ont exécuté les molécules àl’ensemble et à la réu-nion desquels ces corps doivent leur existence, depuis le pointoù se trouvait chacune de ces molécules à l’origine du temps oùelles ont commencé à se mettre en mouvement, jusqu’au pointde l’espace où elles sont arrivées au moment où on les consi-dère. Mais, indépendamment de ces mouvements de transla-tion qui constituent pour chacun d’eux la force centrifuge qui,en faisant équilibre à l’attraction, maintient la stabilité et lapermanence de tous les univers, chacun de ces corps est douéd’une vitesse de rotation autour de son centre de gravité. Or la