pour attribuer aux mouvements des molécules matérielles,toute cette grande série de faits dont la science actuelle acru devoir faire une classe à part, pour en attribuer l’explicationà des causes diflérentes de celles qui régissent l’univers en-tier; en sorte qu’en écoutant les discours ou lisant les ouvragesde ceux qui prêchent ces singulières et incompréhensibles doc-trines, on croirait être transporté dans un monde nouveau sou-mis à des lois complètement étrangères à celles si simples, sinaturelles, si aisées à percevoir et à classer dans sa mémoire,qui régissent tous les êtres créés !
Aujourd’hui, une foule de faits nouveaux, inconnus aux épo-ques où le système des ondulations a pris décidément le dessus,se trouvent acquis à la science et créent des armes irrésistiblespour saper une théorie dont le règne a été [malheureusementassez long pour fausser tous les esprits ! C’est ainsi que la puis-sance mécanique obtenue au moyen de l’électricité, le trans-port, en grandes masses et en nature, de corps constitués à tra-vers les espaces qui séparent les conducteurs de l’électricité ; cesmouvements divers imprimés à la matière parles courants élec-triques, à tous les états, sous toutes les formes; la considérationdes actions moléculaires qui se prête avec une si admirablefacilité à donner des explications simples, claires, aisées à con :cevoir et à exprimer de tous ces phénomènes, en faisant usagepour les expliquer de tous les calculs, de toutes les formules pourl’emploi desquelles la science s’était crue obligée d’inventer unagent nouveau. Tous ces faits, dis-je, démontrent, jusqu’à l’évi-dence, que le moment est enfin venu de reléguer la théorie del’éther et des impondérables au rang des utopies qui ont pu sé-duire les esprits, dans un moment où les faits observés faisaientdefaut à la science pour lui faire distinguer le vrai du faux.
Mais ces écarts de l’esprit humain n’ont qu’une existencelimitée et disparaissent du code des connaissances humainesaussitôt que leur invraisemblance et leur absurdité se trouventdémontrées et mises au jour, par la découverte de faits nouveauxignorés jusque-là qui viennent démontrer la nécessité de sub-stituer de nouvelles théories aux hypothèses déchues et forcé-ment abandonnées, théories destinées souvent elles-mêmes à setrouver remplacées par d’autres qui font partager à ces dernièrese sort de celles qu’elles avaient détrônées. C’est ainsi que nousavons vu successivement briller et tomber ensuite dans l’oubliet le mépris, l’idée de la prétendue liaison des destinées de