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parmi toutes les idées que fait éclore chaque jour les progrèstoujours croissants de l’esprit humain, il n’en existe pas qu’unavenir, encore plus éclairé que celui où se trouve actuellementla science, démontrera être hasardées et fausses. Mais il en estd’autres, incontestables, dont il n’est pas permis de nier l’évi-dence, et s’il restait à cet égard quelque doute, que l’on se re-porte à la leçon qu’a donnée le 27 février 1857, à Royal Institu-tion, le célèbre Faraday , l’esprit le plus droit et le plus éclairéque possède l’Angleterre, et peut-être même le monde savanttout entier ! « Si le principe de la conservation de la force vive« est vrai, et il n’est presque plus personne qui le conteste au-« jourd’hui, on ne doit admettre aucune hypothèse, aucune« affirmation d’un fait même accrédité qui en serait la négation.« Toute manière de voir en désaccord ou incompatible avec ce« principe doit être rejetée ; certaines hypothèses sans être« fausses peuvent, dans l’état actuel de la science, ne pas pou-« voir se concilier avec lui, ou du moins, on ne peut pas aper-« cevoir actuellement le lien de la conciliation, mais si elles« lui sont opposées ou si elles le contredisent elles sont par là« même condamnées.
« La vérité de ce principe une fois admise, c’est un droit,« c’est un devoir que d’en poursuivre impitoyablement les« conséquences, dussent-elles nous conduire à renverser de« fond en comble les doctrines les plus généralement vénérées« et aimées, consacrées à la fois par le génie et la tradition de<s plusieurs siècles de gloire. »
XXIII.
Newton, doué d’un génie aussi vaste qu’il avait le jugementéclairé et à qui rien n’échappait, vit de suite, en observant et entaisant une étude particulière du phénomène des anneaux colo-rés, que c’était là que se trouvait placé le nœud gordien qu il fal-lait délier pour parveni r à créer une théorie de l’opti que qui rendîtcompte et donnât explication des phénomènes si variés qui sont lerésultat de la division du faisceau de la lumière blanche, et lesdivers aspects sous lesquels les divers rayons qui le composentse présentent à nos yeux lorsqu’ils y arrivent isolés les uns des