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constitue le rayon lumineux, se séparent les unes des autres ense groupant par faisceaux de diverses natures, mais seulementdans le sens perpendiculaire au plan de la surface polarisante ;en sorte que le faisceau, quoique divisé dans ce sens, continued’affecter nos sens de la même manière et en déterminant sur euxl’impression de la lumière blanche, parce que tous les rayons setrouvent encore mêlés et confondus dans le sens seulement per-pendiculaire à ce premier plan.
Mais si, à cet état, une seconde réfraction ou réflexion per-pendiculaire à la première vient à déterminer une deuxièmeséparation, chacun des rayons du spectre se trouvant isolé vientfaire éprouver à nos organes l’impression qui est propre à cerayon.
Il est enfin un troisième effet, parmi tous ceux connus etobservés qui, jusqu’ici, ont été englobés sous la même dénomi-nation, sans qu’on puisse dire, ni même soupçonner, les rapportsqui lient ces diverses manifestations de la lumière, et quellespourront être les modifications qui résulteront des recherchesincessantes auxquelles tant de savants distingués consacrentleur talent et leur activité, depuis trop peu de temps, cependant,pour que l’on puisse considérer encore la solution de ces diffi-ciles questions comme bien avancée ! Cet effet est celui de l’espècede tournoiement autour de l’axe d’un corps d’où résulte le phéno-mène que la science actuelle a désigné sous le nom de polarisa-tion circulaire ou elliptique. Ici encore, en restant toujours cir-conscrit dans les limites où j’ai envisagé ces divers phénomènes,je présume que les agrégations de molécules p, en s’approchantdes agrégats des m, éprouvent des actions continues, en passantd’un cristal à un autre, qui les font dévier dans leur marched’une certaine quantité, en les déterminant à circuler autourde ce corps et parcourant une hélice très-allongée. En sorteque suivant la distance de l’origine du mouvement à laquelle onobserve le faisceau à son passage, chaque couleur du spectre"vient se présenter successivement suivant la modification et lacoordination qui lui ont été imprimées par l’acte primitif de lapolarisation.
Je vais passer actuellement à l’application des mêmes prin-cipes que j’ai émis et qui m’ont guidé jusqu’ici pour expli-quer les phénomènes que la science actuelle désigne sous lenom de chaleur et de lumière, et employer les mêmes moyensen me servant des mêmes principes pour chercher à rendre