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un compte satisfaisant de tout ce qui se rapporte au magné-tisme et à l’électricité.
XXVII.
Lorsqu’on envisage la nature des actions qu’exercent lescorps les uns sur les autres, en les considérant comme constituésdans les conditions de la grande synthèse que j’ai établie baséesur le principe de la loi de l’attraction universelle, on s’aperçoitbien vite que l’action de la masse qu’exercent deux corps l’un surl’autre, en regardant toutes les molécules qui les composentcomme concentrées à leurs centres de gravité respectifs, peut êtreconsidérée comme presque nulle, comparée à l’action infinimentplus puissante qu’exercent individuellement les unes sur lesautres les molécules matérielles qui constituent ces corps. C’esten vertu de ce principe que l’action de la Terre sur les moléculesmatérielles des corps qui sont à sa surface est absolument nulleet de nul effet pour les désorganiser, comparée à la cohésion ouattraction moléculaire qui les réunit et les fait adhérer les unsaux autres avec une si grande puissance.
Or, j’ai démontré que la cohésion, qui n’est autre chose quel’attraction qu’exercent les unes sur les autres les parties de lamatière réduites à leur plus grand état de simplicité, se trouveen opposition perpétuelle avec une autre action à laquelle j’aidonné le nom de distension qui résulte de l’action que lesmolécules matérielles que j’ai appelées p, et qui,,libres encorede toute combinaison, traversent l’espace dans tous les sens, enexerçant sur les molécules m, qui forment les corps constituésà tous les états, des actions qui tendent à écarter et éloigner lesunes des autres ces molécules m.
Et ce sont ces effets, évidemment dus à la distension, quidonnent une explication claire, satisfaisante, et rendent comptedes phénomènes qui sont les résultats de ces mêmes effetsd’une manière simple, naturelle et lumineuse ; en s’étayantde considérations appuyées sur la saine et droite raison etles connaissances que nous possédons des propriétés des corpset des lois qui régissent le mouvement de la matière. Tan-dis que la science actuelle s’est vue dans la nécessité, peu 1 ’expliquer ces phénomènes, de faire intervenir une prétenduerépulsion, entre les molécules des corps, dont rien ne vient de-