Buch 
Mémoire sur les causes et sur les effets de la chaleur de la lumière et de l'électricité / par M. Seguin aîné
Entstehung
Seite
91
JPEG-Download
 

91

montrer lexistence et ne peut justifier ladoption. Les di-vers résultats de ces manifestations des propriétés de la matièredonnent naissance aux phénomènes de lévaporation, de lacombustion, de la production de chaleur et de lumière, délec-tricité et de magnétisme, à la diffusion des gaz et à tous lesautres phénomènes dans lesquels la distension lemportant surlattraction ou se trouvant dominée par elle, il résulte de cesalternatives des effets qui semblent opposés les uns aux autreset en contradiction avec ceux de lattraction et de la cohésion ;tandis que toutes ces modifications, dans le mode dexister etdagir de la matière, ne doivent être considérées que comme lesrésultats dune seule et unique cause, malgré tous les effortsque fait aujourdhui la science actuelle pour créer et faire in-tervenir à cet effet de nouveaux agents.

Lorsque des nappes, formées par des courants de molécules panimées de grandes vitesses, viennent à rencontrer un cristalformé par des molécules m agglomérées, celles de ces moléculesp qui traversent le cristal dans la direction de son centre degravité, distendent, les m, ou leurs agrégations, et les déter-minent à se diffuser dans lespace, en remplissant alors elles-mêmes le rôle des p et produisant les phénomènes de la chaleuret de la lumière. Mais les files de molécules p qui font partiede la même nappe, dont tous les éléments, marchent paral-lèlement ensemble et qui viennent atteindre le cristal tangen-tiellement sur ses bords, à 90° du point par ont pénétré lesfiles qui ont passé par le centre, détachant les m qui sont à lasurface du cristal, déterminent les molécules ma se diriger tan-géntiellement à ce même cristal. En exécutant ce mouvement,ces molécules passent auprès dautres molécules m, quiexercent sur elles leurs actions, elles sapprochent les unesc es autres, en décrivant des branches dhyperboles qui lesrapprochent du centre de gravité du cristal, et les placent dansdes circonstances semblables ou analogues à celles d sontrésultées leurs premières déviations ; en sorte que ces moléculesfinissent par devenir de véritables satellites qui exécutent leursrévolutions autour du centre de gravité du cristal, formé par1 agglomération des molécules m, et déterminent autour de luiun véritable courant électrique.

Or lon voit facilement que le premier de ces effets, ou lamanifestation du mouvement sous forme de chaleur, est fonc-tion du cosinus de larc qui mesure la distance du point par