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Mémoire sur les causes et sur les effets de la chaleur de la lumière et de l'électricité / par M. Seguin aîné
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Jacte de lannihilation de la force dans les mouvements dessystèmes stellaires, les échanges de vitesse qui ont lieu entreles corps en mouvement à la surface de la terre, lemploi de lavapeur à des températures élevées que lon considérait commepouvant produire indéfiniment de la force mécanique, sansperdre aucune portion de la chaleur qui constituait son état etson existence, etc., sont des opinions qui ne peuvent plus au-jourdhui se soutenir. Les plus simples règles du bon sens etde la raison condamnent également ces erreurs, parce quellesrentrent implicitement dans lidée de la possibilité du mouve-ment perpétuel, dont il nest plus possible de se déclarer le parti-san sans sexposer à encourir publiquement le blâme et la répro-bation dont la science ajustement entouré une opinion qui avaitpris naissance à des époques les connaissances nétaient pasencore assez avancées pour en faire reconnaître immédiatementtoute la fausseté. Mais on cessera dêtre étonné de cette marchesi lente et si mesurée, si lon réfléchit au peu de temps qui sestécoulé depuis que des savants sages et consciencieux ont pris cesgraves questions pour sujet de leurs réflexions, et si lon compareces faibles intervalles au temps quil a fallu pour constater, ap-prouver, et faire adopter par la science les plus légers progrèsdans la voie de la vérité. Imbu de ces vérités, je ne métonneni ne me préoccupe point de voir accepter les nouvelles réformesque jai introduites dans lindustrie et dans la science. Je saisquelles seront toutes accueillies un peu plus tôt ou un peu plustard parce quelles sont lexpression de la vérité. Jai lutté toutema vie pour arriver à ce but et cest dire assez que jai vécu aumilieu doppositions et de contradictions qui, heureusement, nesont jamais parvenues jusquà moi pour troubler mon repos etma tranquillité. Il a fallu que seize années se fussent écouléesavant que lamirauté anglaise eût reconnu la nécessité daban-donner tous les systèmes de chaudière employés jusque- sur|es steamers de guerre de lÉtat afin dy substituer les appareilsa tubes que jai inventés et employés, pour la première fois enÎ828, sur le chemin de fer de Lyon à Saint-Étienne .

Mon oncle Montgolfier, dès lannée 1800, avait mis au jour etformulé nettement dune manière claire et précise le principeet la conséquence de la conservation indéfinie du mouvement etimpossibilité de lannihilation de la force. En 1824, je développaicette grande et belle idée dans une lettre que jadressai à sir0 111 Herscliel qui la fit imprimer la même année dans la