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MÉMOIRES I)E NAPOLÉON.
l’Italie , et de l’Europe , et non pour y intro-duire les infidèles et les hérétiques ; que l’his-toire des papes était pleine de ligues, de contre-ligues, tant avec les empereurs qu’avec les roisd’Esjjagne ou les rois de France; que Jules II avait commandé des armées; qu’en 1797, legénéral Bonaparte avait eu son quartier-gé-néral dans le palais épiscopal de l’évêque Chia-ramonte , lorsqu’il marchait contre l’armée ducardinal Busca , que Pie VI avait levée pourfaire une diversion en faveur des Autrichiens,guerre qui fut terminée par le traité de Tolen-tino; qu’ainsi, puisque de nos jours la ban-nière de Saint-Pierre avait marché contre laFrance , à côté de l’aigle autrichienne, elle pou-vait aujourd’hui marcher avec l’aigle française ;que cependant voulant témoigner toute sa con-descendance pour le saint-père, il consentaitque ce traité ne s’étendit pas contre l’Autriche et l’Espagne , et qu’il fût uniquement applicableaux infidèles et aux hérétiques. A ce prix, ils’engageait à protéger les côtes et le pavillon del’Église contre les Barbaresques. La corres-pondance roula sur ces matières, pendant i 8 o 5et 1806. Les lettres du pape étaient écrites avecla plume de Grégoire VII ; elles contrastaientavec la douceur et l’aménité de son caractère ;il n’en était que le signataire. 11 parlait sans