HISTOIRE DES CARTES.
duquel elle est aujourd’hui connue. Elle mérite à peine lenom de carte. C’est un itinéraire de l’empire romain tracesur douze parchemins dont le premier a été perdu. Elle aune longueur de vingt pieds huit pouces sur un pied de lar-geur. C’est un rouleau où les pays s’allongent démesuré-ment de l’ouest à l’est et où ils sont étrangement rétrécis dunord au sud. La carte de Peutinger parait être une copie duXIII e siècle. On ignore l’époque précise où la carte origi- L’,nale a été dressée. d’air
Les cartes actuelles ne pouvaient naître qu’après la dé- l’attr
couverte de l’imprimerie et de la gravure. Les plus an- homi
ciennes parurent à Rome en 1478 pour accompagner une plant
édition des ouvrages de Ptolémée : deux ouvriers allemands l’éva!
les avaient gravées. On ne tarda pas à en publier aussi eu L’;
Allemagne . La première collection considérable fut celle du rieur
Gérard Mereator, qui en fut lui même le dessinateur, le gra- a la f
veur et l’éditeur. Il vivait à Louvain dans le XVI e siècle' de 1’;
Les premières cartes enluminées furent publiées à Nurem- est b
berg, en 1702, par J. Baptiste Homann. Dès-lors, l’art de baroj
dresser des cartes avec exactitude et celui de les graver avec bran
soin se sont tellement perfectionnés qu’une bonne carte est, dans
de nos jours, une représentation fidèle et animée de la sur la gr
face d’un pays. On les grave sur bois, sur cuivre, sur acic< Aiou sur pierre. Les Anglais, les Français, et les Allemand » mètr
rivalisent dans ce genre de travail. Les gravures les plu» A Pt
belles se font à Paris ; mais les Allemands possèdent une su- A Vi
périorité incontestable dans le dessin et l’exécution des car A G
tes d’école. Les cartes de Slieler, de Grimm, de Wcerl, de A M
Lilienstern, de Lichtenstern et de Sydow en sont la preuve Sur
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