CBAND-OcéAN. — MÉDITERRANEES ET GOLFES.
L’Australie n’offre pas de découpures importantes. Lacôte méridionale a une courbure doucement arquée connuecelles de l’Amérique , à laquelle on a donné le nom impro-pre de golfe Austral. On y remarque les deux baies de Spen-cer et de St.-Vincent. La première est à la fois la plus grandeet la plus occidentale.
Une circonstance diminue singulièrement la valeur desméditerranées du Grand-Océan, c’est leur parallélisme auxcôtes des continens où elles se trouvent. Dans l’océan At-lantique et dans la mer des Indes, les méditerranées pénè-trent d’ordinaire à angle droit dans l’intérieur du continentdont elles invitent même les parties centrales à la naviga-tion. La mer Blanche, la baie d’Hudson, la mer Baltique ,la Méditerranée, la mer des Caraïbes, le golfe du Mexique ,celui du Bengale, la mer d’Oman avec la mer Rouge et legolfe Persique découpent la terre-ferme jusqu’au centre.Les méditerranées du Grand-Océan, à l’exception de lamer Jaune et du golfe de Penginsk, n’offrent rien de pareil.Si la mer du Japon, la mer d’Okhotsk et le golfe de Cali-fornie , au lieu de se ranger dans la direction générale dela terre-ferme, la déchiraient à angle droit, le Grand-Océan , sans avoir une méditerranée de plus, exerceraitune influence bien plus considérable sur les vastes con-tinens dont il est entouré.
Atmosphère.
Il y a dans le Grand-Océan, comme dans l’océan Atlan-tique , cinq régions atmosphériques très-distinctes, savoir :
1° la région boréale des vents variables du SO. etdu NE.
2° la région boréale du vent alizé NE.
5° la région équatoriale des calmes, des vents irrégu-liers et des tempêtes.
4° la région australe du vent alizé SE.
3° la région australe des vents variables du NO. et du SE.
La mousson se fait sentir dans la partie du Grand-Océan
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