HISTOIRE DES OCÉANS.
la mer Rouge , pour aller au pays d’Ophir, dont on ignorela situation précise. C’est probablement l’Éthiopie (Abys-sinie) ou peut-être quelque contrée de l’Inde . Ils en rappor-taient de l’or, du bois d’almouggim (ébène?) en grandequantité et des pierres précieuses. Les vaisseaux de Salomon,réunis à ceux d’Hiram, roi de Tyr , allaient en trois ans unefois à Tarsis, qui est selon toute probabilité Tartessus , auS. de l’Espagne , sur le fleuve Bétis (le Guadalquivir ). Onen rapportait de l’or, de l’argent, du fer, de l’étain, doplomb, de l’ivoire, des singes et des paons (I Rois x, 22,Ez. xxvu, 12). C’était environ 1000 ans avant J.-C. LesPhéniciens avaient multiplié leurs colonies dans l’océan Atlantique , sur les côtes occidentales de l’Afrique et del’Europe . Leurs vaisseaux allaient chercher de l’étain dansla Grande-Bretagne, et peut-être aussi de l’ambre sur lescôtes de la Baltique , à moins que des barques du Nordn’apportassent ces objets dans leurs établissemens d’Espa gne . Ils avaient aussi des comptoirs sur le golfe Persique etaux îles Tylos et Aradus (Bahreïn ); ils naviguaient de là enInde et à Ceylan. La plus considérable de leurs expéditionsmaritimes fut, si l’on en croit Hérodote , leur grand voyageautour de l’Afrique , qu’ils achevèrent en trois ans (60®avant J.-C.). Partis de la mer Rouge , ils avaient doublé I 8pointe méridionale du continent et étaient revenus par le*colonnes d’Hercule et la Méditerranée. A cette époque re-culée, avec des vaisseaux à rames et à voiles, sans cartes e 1sans boussole, les Phéniciens parcoururent toute la Médi-terranée, quelques côtes de l’océan Atlantique et une par* |ede celles de l’océan Indien .
Les Carthaginois marchèrent sur leurs traces et les sur-passèrent. Leur commerce avec l’Espagne et le nord d el’Europe était exactement le même. En outre, sous la con-duite de Hannon , ils suivirent la côte occidentale de l’Afri que jusqu’au golfe de Biafra (5540 av. J.-C.).
Pythéas , de Marseille , (400 av. J.-C.) a été l’un despl uSgrands navigateurs de l’antiquité. Il fit un voyage de déco»'
124
■vertefaisai>a M
N-,1
sa niurbes
pltisi,
ta gn<
nordjoursfcetteoavirde laque t
ou q,
si dé.Pourmontitiaréi* l’iniCe*ats d( °ujoiCes G
Qûîïi’a)
fondei
tance
*'n : i'f'Op,,^veii,«ou qir end ai
Sle n s i