ASIE . — ÉTATS MONGOLS ; JAPON .
naux et des livres qui les instruisent des événemens, des arts etdes sciences de l’Europe . Ils impriment beaucoup de livresdont quelques-uns sont ornés de planches dessinées et peintesavec le plus grand soin. Les femmes reçoivent une ins-truction presque aussi soignée que les hommes et jouissent,a l’exception des femmes des grands, de la même liberté'lu en Europe .
Les Japonais ont deux religions principales. Le sinlo ,I" plus ancienne, est basé sur le culte des génies qui prési-dent à toutes choses. De toutes ces divinités, Falsman prendle plus de part au sort de l’empire, et l’empereur lui envoiefréquemment des ambassades pour avoir ses conseils. Lel^'Uri, ou empereur du Japon , descend des anciennes divi-n, les du pays; et, comme celte souche divine est impérissable,8 d n’a pas d’enfant, il en trouve un sous un arbre de sonPalais. Le bouddhisme (boutsdo), introduit au Japon dans leS| xième siècle, de notre ère, s’y est mélangé et confondua vec le sinlo et y est devenu la religion de la multitude.Quelques lettrés suivent le sioulo ou doctrine de Confucius .
■dïnos. Ce peuple sauvage et presque indépendant ditJapon habite lesso , Tarakaï et les Kouriles . Il n’a ni tem-ples, ni prêtres, ni enchanteurs.
Cou versement. L’empire a deux souverains. Le Daïri,T" était autrefois l’unique empereur, a perdu son pouvoirtemporel depuis 1383; en ce temps-là, le Koubo ou Scogovn ,général en chef des armées, s’est emparé du pouvoirClv 'l. Le Koubo laisse au Daïri le titre d’empereur , se ré-gnait comme son premier sujet et reçoit même de lui desl| tees honorifiques. Le Japon a une organisation toute féo-'tale. Les provinces sont aux mains de princes héréditaires1"! disposent de leurs revenus pour entretenir leur cour ,troupes, les routes et pour toutes les dépenses de l’étatClv 'l. Ils laissent en otage leurs familles à Yedo et y résidentP e ndant six mois de l’année.
''.Commerce. Jadis les Japonais commerçaient par merJusqu’à,, Bengale. Mais, depuis 1657, il leur est défendu
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