ASIE. — PEl'PLES blancs; possessions des anglais dans l’isde.
Langues des Hindous. Le sanscrit est la langue sacree,celle des plus anciens livres et de la religion ; les prêtreset les savons en ont seuls l’intelligence; elle est une deslangues-mères de la classe indo-germanique et s’écrit degauche à droite. L ’hindoustani est parlé, dans les villes etles villages, de l’Hiinalaya au cap Comorin, par tous ceuxqui ont quelque instruction. Le persan est la laugue de tou-tes les cours indiennes et celle dont les Anglais se serventdans leur correspondance avec les princes indigènes. H ya de plus un grand nombre de dialectes. L’hindi, le longdu Gange moyen; le bengali; le tamoul, à la côte de Coro-mandel ; le mahratte et le karnalik, au N. du Décan ; le I®*linga, au centre; enfin le malabar , sur la côte occidentale-
Religion. Le brahmanisme est particulier aux Hindous-Nous avons indiqué ( p. 159) Para-Brahma, Brahma»Vischnou et Chiva comme ses dieux principaux. Les troisderniers composent la trinilé brahmauiste. Brahma n’a poil* 1de temples, ayant perdu ce privilège par orgueil ; Visch-nou et Chiva en ont seuls; celui-ci qui est le dieu du m^ou le démon en a le plus grand nombre et reçoit les offran-des de la foule des Hindous. Vischnou est venu habiter I emonde à diverses reprises, se faisant tantôt poisson, tant® 1vache, tantôt homme ; Bouddha a été sa dixième incarnation-Le nombre des divinités inférieures est de 553,333, c’est-a"dire, infini. Tout objet créé a une âme, même les plant® 5et les pierres. Les âmes des hommes passent d’un corps à u»autre (métempsycose) et s’épurent ainsi peu à peu. De 1®>l’aversion des Hindous pour tuer des animaux et se nourr' rde chair ; on est en danger d’égorger ses plus proches p a "rens: tuer un homme n’a pas cet inconvénient, car o®sait qui l’on tue. Plusieurs animaux : la vache, l’éléphant»le singe, le serpent; des plantes : le lotus, le figuier d’lnô e(ficus religiosa), dont les branches se courbant en terre yprennent racine et reproduisent un arbre, sont des obj elsd’adoration.
Le brahmanisme impose à ses victimes une cruauté fana-
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