ASIE . - PEUPLES BLANCS ; POSSESSIONS DES ANGLAIS DANS L’INDE -
premiers missionnaires Anglais se sont établis à Sérampoursous la protection danoise . A cet égard aussi, la politiquede la Compagnie s’est modifiée ; plusieurs Sociétés de Mis*sions ont, depuis le commencement de notre siècle, fonde »dans l’Inde , des stations dont le nombre est aujourd’hu*d’au moins cent-vingt, avec un millier de missionnaires.Des écoles ouvertes aux Hindous les instruisent dans lesconnaissances européennes. Les districts de Tinevelly e *de Travancore , au S. de l’Inde , comptent déjà environ20,000 indigènes qui confessent le nom de Jésus . Des évêquesanglicans ont été installés à Calcutta et dans d’autres chefs'lieux de présidences. Mais la crainte de perdre sa caste, enrenonçant au brahmanisme, celle de devenir pour sa fa'mille et poursa nation un être souillé et un objet d’aversionet de mépris, sont des obstacles devant lesquels reculent laplupart des Hindous que la prédicalion du christianisme adégoûtés de leur propre idolâtrie. L’établissement officield’évêques anglicans a paralysé, sous plus d’un rapport, lesmissionnaires indépendans.
Industrie et Commerce. La Compagnie a possédé, jus-qu’en 1855, le monopole exclusif du commerce de l’Inde ;aujourd’hui ce commerce est libre. On lire de l’Inde destoiles de coton, des soieries, des châles, des tapis. L’Inde es*renommée, depuis trois mille ans, par l’industrie et l’a-dresse de ses habitans ; on donne le nom d’indiennes ou deguinèes aux toiles peintes que les Européens ont d’abord re-çues de l’Inde ; les guinées bleues sont un grand objet d’ex-portation pour l’Afrique ; les percales, la bétille, les basinSiles guingams, les foulars, les soieries brochées d’or et d’ar-gent de l’Inde ont eu long-temps une supériorité incontes-table. Par la combinaison et l’heureux mélange des diffe-rentes espèces de cotons assorties pour la force et la souplesse!par des procédés transmis de père en fils, en conséquence del’institution même des castes et des maîtrises, les Hindousont acquis une perfection de travail que les Européensn’ont pas même atteinte à l’aide des machines les pl uS
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