ASIE . — PEUPLES BLANCS; PERSE.
On la divise en Guermasir (chaude) sur les plages brûlan-tes du golfe Persique et en Serdsir (froide) dans les mon-tagnes; elle se termine aux sables de l’Iran central.
Chiras e st à 4,ISO pieds au-dessus de la mer, sous unclimat délicieux. C’est la ville savante de la Perse. Elleest connue par ses beaux jardins, ses belles roses, sonessence de rose, ses vins, ses soieries et ses armes. Eutremblement de terre l’a presque détruite en 1824.
Abouchehr, aujourd’hui le meilleur port du golfe Persi que , appartient à un scheik tributaire de la Perse. LesAnglais y ont une factorerie.
Yezd , vers le désert, a le temple le plus révéré desGuèbres. Le commerce y est considérable.
VI. Kermais, l’ancienne Caramanie, est entre le détroitd’Ormus et le désert. On en tire de belles laines.
VII. Koiiestan, dans le désert, au centre de l’Iran .
VIII. Khorassan . C’est la contrée la plus ouverte del’Iran , la porte des invasions étrangères. La partie orien-tale appartient au royaume d’Hérat .
Mechehed a des écoles célèbres ; c’est une ville sainte où letombeau de l’iman Aly attire un fort grand nombre de pè-lerins. On vante ses velours et ses armes blanches.
IX. Taberistan , à l’O. du Khorassan .
X et XI. Mazenderan et Ghilan. Ces deux provinces, bai-gnées par le lac Caspien, sont d’une excessive fertilité; par-tout les plus beaux ombrages, des citronniers, des grenadierset surtout la vigne dont les ceps, de la grosseur de lacuisse, envoient leurs sarmens d’un arbre à l’autre. Leriz, le sucre, le coton et la soie, y croissent fort bien;mais on les cultive avec une extrême négligence.
Balfrouch dans le Mazenderan , l’une des plus grandesvilles du royaume; 100 ou 200 mille habitans. — Rechd,dans le Ghilan , fabrique de belles soieries et commerceavec la Russie .