asie. — peuples blancs ; empire turc .
sacrifient au feu comme les Guèbres et respectent en mêmetemps la croix et le baptême. — Marhâb, forteresse prèsde la mer, est au centre du district qu’ils habitent.
Les Maronites sont fort répandus dans le sud du paehalikde Tripoli . Quoique tributaires des Turcs, ils vivent libressous leur propre émir, dans des montagnes qui sont depuisdes siècles l’asile de leur indépendance. Ils sont chrétienset reconnaissent le Pape de Rome. Leurs prêtres se marient,comme ceux des Grecs. Leurs évêques sont nombreux; leurpatriarche réside à Cannobin , monastère situé vers le DjebelMakmel, la plus haute cime du Liban (12,000p.). Ils ontbeaucoup de couvens; ils se distinguent par leur instruction.Ils cultivent la soie, le tabac, le coton et le vin ; ils onttransformé en terrasses fertiles et en jardins les pentes etles rochers de leurs montagnes. Ils se divisent en cheiks ounobles et en paysans. On vante leur hospitalité.
Tripoli est le chef-lieu du paehalik. — Latakiéh , au N.,fait un grand commerce avec Alep ; c’est l’entrepôt du tabacdes Ansariéhs.
5. Akka ou Acre. Cet éyalet occupe toute la côte sy-rienne depuis Beyrout jusqu’au désert El-Tih.
Les Druzes , aux environs de Beyrout, dans tout le norddu paehalik d’Acre et dans celui de Damas , obéissent,comme les Maronites, à un émir de leur choix, qui estconfirmé par la Porte. Ils ont pris les Maronites sous leurprotection pour la défense commune de leur liberté. Leurreligion est un mélange d’islamisme, de christianisme, etd’idolâtrie. Ils se divisent en initiés et en ignorants. Les pre-miers font un grand mystère des croyances à la partici-pation desquelles ils sont admis.
Les Moutouales , aux environs de Baalbek , entre le Liban et l’Antiliban , sont des brigands féroces que les Turcs ontplus exterminés que soumis.
Le reste du paehalik d’Acre est peuplé d’Arabes et deTurcs. Les Juifs, en petit nombre, ont leurs principalesécoles à Sajéd, au N. du lac de Tabariéh. Le territoire de