dinsencepelé-stries dequevéan-éga-erie,t, les, lesvoireteur,tiercest unolon'lerinse quime se
iarche
D’au-
l’Alep
avoir
villes
partieet des
jersées
i Pais»us él e>n soin"
liesses»et sa)' 9re daa 5Trande»
ASIE . — PEUPLES BLANCS ; EMPIRE TURC .
plus élevée et plus durable qu’Alexandrie , Athènes , Cons tantinople ou Rome même. Siège du culte hébreu , ber-ceau du christianisme, objet des croisades et seconde villesainte des musulmans, elle est un point de pèlerinage pourdes peuples de croyances ennemies ; aujourd’hui en déca-dence et en ruines, elle a un aspect triste et monotone.C’est à peine si elle compte 20,000 habitans ; les uns sontmahométans et oppresseurs; les autres des Juifs, pauvreset méprisés dans la ville de leurs pères, de leurs plus cherssouvenirs et de toutes leurs espérances; les troisièmes sontdes chrétiens ignorans , opprimés par les musulmans, etdivisés entre eux par des haines et des rivalités de secte ;des chrétiens qui, parleurs traditions, «anéantissent lecommandement de Dieu » et qui ont fait un lieu de pèle-rinage et de superstition de tous les coins de cette Jérusa-lem dont Jésus a dit : « L’heure vient où vous n’adorerez« le Père ni sur cette montagne ni à Jérusalem, .... où les« vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ;« car aussi le Père cherche de tels adorateurs. » Le nombredes pèlerins chrétiens est bien diminué aujourd’hui ; àpeine va-t-il à 2,000 par an. Ils n’entrent dans la villequ’en payant. Chaque nation se rend d’abord à son cou-vent , où l’on exige des voyageurs une somme proportion-née à leurs moyens; les uns remettent quinze cents pias-tres, les autres mille, les moins riches six cents; puis onleur trouve un logement à leurs frais. En outre, ils sontobligés de donner une somme pour tous les lieux saints oùils veulent prier ; un prêtre de leur nation les accompagne.Ces couvens sont à leur tour horriblement rançonnés parle gouverneur de Jérusalem et par le pacha de Damas, quisavent multiplier les occasions d’en extorquer de grossessommes d’argent. Les Francs sont exempts de ces vexations,sous la protection de leurs consuls ; et ils trouvent, de quelqueconfession qu’ils soient, une hospitalité généreuse dans lecouvent des Franciscains de St.-Sauveur. Ce monastère estl’un des principaux de la ville ; il a une église d’une richesse
535