ASIE . — PEUPLES BLANCS; ABOU-ARICH. — SAN A.
Abou-Arich, Asir et Bélad-el-Kobaïl.
Ces états, et plusieurs autres peu étendus, se trou-vent au S. de l’Hédjaz et au N. du Yémen .
L’état d’ Abou-Arich est le long de la mer. Il obéit à unchérif. U Asir est au S.-E. de l’Hédjaz , dans l’intérieur.
Le Bélad-el-Kobaïl, ou Pays des Montagnards, est uneconfédération de tribus militaires nommées ensembleHachid-ou-Békil , du nom des deux principales. Ces tribusfournissent des soldats à plusieurs princes Arabes .
Imamat de Sana.
C’est le plus grand état du Yémen qui en renfermedouze ou quinze ; il s’étend de PAbou-Arich au détroit deBab-el-Maudeb. Le Tèhama, ou bas-pays, est un Guer-masir, une plage ardente et sablonneuse. LeDjèbal (les mon-tagnes) comprend les parties élevées de l’intérieur quijouissent d’un climat délicieux. C’est dans les vallées fraî-ches et arrosées du Djébal que l’on récolte le meilleur caféconnu. Le caféier ne croît pas dans le reste de l’Arabie ; leSana est fertile en céréales, en raisins, en dattes, en aloës-On en tire aussi, des gommes, de la manne, du séné. Desterrasses plantées d’arbres s’étagent sur les pentes desmontagnes. — Une trentaine de cheiks se partagent le payset sont des vassaux souvent rebelles de l’imam. Les Arabesdu Yémen sont assez paisibles. Les Juifs et les Banians,que l’on trouve dans les villes, font le commerce et tra-vaillent l’or et l’argent. Les Juifs frappent la monnaie.
Sana , sur le plateau, ville ancienne et belle, est la rési-dence de l’imam.
Beit-el-Fakih , dans le Téhama, à quelques lieues de lamer, est l’entrepôt principal du café ; c’est là que les Turc*et les Persans viennent de préférence s’approvisionner.
Moka , port de mer, est connue du monde entier par sonexcellent café. C’est un entrepôt de la gomme, de l’encen*et de la myrrhe d’Abyssinie. Elle est surtout visitée par le sEuropéens et les Banians.
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