CAMPAGNE DE 1793. 59
cliellc commanderait à Chalbos un pareil mouvement cpii eut rétabli lecombat. Mais l’indigne général abandonna lâchement le champ de bataille.Les soldats de Chalbos suivirent cet exemple funeste, qui entramabientotles Mayençais eux-mêmes. Tout fuit jusqu’à Chateau-Gontier ouïes Ven-déens pénétrèrent pêle-mêle avec les républicains. L’armce ne s arrêtaqu’en arrière de l’Oudon à Lion d’Angers; sa désorganisation était telleq»c les généraux la firent rentrer à Angers pour la reformer.
Cependant les Vendéens, menacés sur leurs lianes par la division de1 année de Rennes qui occupait Craon, n’osèrent point suivre leur succès.Us agitèrent plusieurs projets et s’arrêtèrent à celui de se répandre dans1° pays, de le soulever, de gagner les côtes de la Manche et de s’empa-rer d’un port de mer pour se mettre en communication avec les An-glais. Ils rélrogadèrent donc jusqu’à Laval , apres quoi ils occupèrent, endispersant des gardes nationales à peine armees et quelques troupes deligue-, Mayenne, puis Fougères et Dol. Leur marche fut à peine contra-riée , mais ils ne reçurent point de renforts. A Dol, leur indécision re-commença, ils était bien près de Saint-Malo ; mais ce n’étaient point uneproie facile. Croyant rencontrer à Granville des fortifications moins re-doutables, ils s’y dirigèrent en traversant Pontorson et Avranches . Arri-ves devant Granville , ils emportent avec fureur le faubourg, mais leurimpétuosité échoue contre une place assez mal fortifiée mais défendue parnue bonne artillerie; écrasés par le canon, fisse débandent et fuient d’unetraite jusqu’à Avranches . Sur ces entrefaites, quelques-uns de leurs chefssont surpris , cherchant à s’embarquer. Le cri de trahison s’élève desrangs et la méfiance sc joignant au découragement, cette masse déjàsi informe, déjà si énervée par la présence des malades, des blessés etdes non combattans, devient sourde à la voix des généraux, elle n’obéitplus qu a une seule impulsion qui l’entraîne tout entière. C’est le désirde repasser la Loire. Elle revient sur scs pas par les chemins déjà par-courus. Cette retraite commence au moment où la Roclicjacqueliri tentaitpar Villedieu un mouvement sur la Normandie , qu’il est contraint d’a-bandonner.
De leur côté, les colonnes républicaines étaient toutes en marche.Apres la défaite d Entrâmes, Lcchcllc avait quitté le commandementet les Mayençais qui, selon les rapports des représentais, formaientUne année dans l’année avaient été amalgamés dans les autres divi-tous. Beaupuy et Chalbos étaient hors de combat. La réorganisation^°inia pour résultat : un corps léger que commandaient Westermannet ^Higuy, une avant-garde confiée à Marceau et deux divisions sous
uller et Klebcr. Le tout présentait un effectif de 16 ,ooo hommes, queIon porta d’Angers à Rennes par Laval et Vitré pour l’incorporer à l’ai*-*