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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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CAMPAGNE DE 1796.

Castigliouc, l’action était indécise, un premier effort avait replieLyptaiau-delà du ruisseau, mais il s’y maintenait avec fermeté et les renfortsarrivant de part et d’autre prolongeaient le combat; néanmoins quandBonaparte parut, Lyptai s’était déjà mis en retraite pour gagner le Mincio.

Dans celte journée Quasdanowich perdit le camp de Termini , son der-nier appui sur la Cliiesc.

On était aux prises depuis six jours et sans qu’on eût livré de bataillerangée, l’année impériale était affaiblie de moitié, en effet la droite necomptait plus. Après avoir perdu 8 à 10,000 hommes, chassée de Ter-mini , menacée à revers par le Saint-Oselto, elle repassa ( le 4 ) le défiléde la Ilocca d’Anfo; laissant disponibles les forces qui l’avaient désorga-nisée.

Wurmser était donc réduit à son centre et à sa gauche. Mais le cen-tre avait laissé à Castiglione et Lonato 8ooo morts, blessés ou prison-niers, mais la gauche était en partie engagée sur la route de Crémone.De plus, en perdaut la position de Castiglioue qui domine la plaine etcouvre les avenues de Mantoue , on s’était mis dans la nécessité de serallier au Mincio. Cette circonstance décisive, comme on le verra tout-à-l’heurc, laissait la division Serurier libre de ses mouvemens.

On fit de part et d’autre les apprêts d’un engagement général, onétait à nombre égal, mais il n’y avait plus de comparaison entre le mo-ral des deux armées. Bonaparte mit en outre de son côté la supérioritédes manœuvres.

Le 4 août tout s’ébranle pour prendre poste sur le champ de bataille.Bonaparte lui-même courut à sa gauche presser la marche de scs colon-nes. Sur le soir, comme il entrait à Lonato où se trouvaient xaoo hom-mes, un parlementaire se présente lui annonçant l’approche de 4<>oo im-périaux et le somme do déposer les armes.

C’étaient les débris de Bayalitsch et de Quadanowisch qui, n’ayant pointtrouvé d’issue à Salo et Gavardos, avaient suivi le cours de la Cliiescjusqu’à Ponle-San-Marco, et tentaient un dernier effort pour s’ouvrirla route du Mincio. Bonaparte sans s’émouvoir fait monter à cheval sonétat-major, puis appelant l’officier ennemi. « Vous êtes, lui dit-il, en« présence de l’armée française et du général en chef, vous avez 8 mi-« nutes pour vous rendre, passé ce délai, votre général n’a plus rien à« espérer.» Quelques instans après, les impériaux étaient prisonniers. A lasuite de cet indiccnt périlleux, Bonaparte compléta les dispositions quidevaient achever la défaite de son adversaire.

Le but de Wurmser en livrant bataille était de culbuter l’armée fran-çaise pour donner la main par sa droite a Quasdanowich qu’il supposaitencore près du lac de Garda ; c’était donc par la droite qu’il devait ma*