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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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CAMPAGNE DE 1798 . 181

elle lâcha pied. La droite, au bruit de ces désastres, se hâta de repasserle Tibre sans brûler une amorce. La gauche ne fut pas plus heureuse : àpeine avait-elle fait demi-tour, pour se porter, en deux corps sur Bor-ghetto et Orte , quelle fut assaillie, rompue et culbutée par Kniazewitzet Maurice Mathieu.

Mack, déconcerté par cet échec inouï, s’avisa de remplir l’intervallequi séparait Macdonald de Championnet. Mais il était trop tard , onavait inspiré aux soldats français trop de mépris pour attendre quelquerésultat des meilleures manœuvres.

6 à 7000 hommes,sous le général émigré Roger de Damas , restèrenten observation devant Civita-Castellana . Le gros de l’armée, passant leTibre , prit position à Cantalupo, se mit en communication avec la co-lonne d’Aquila et plaça à Calvi une avant- garde de 8 «à 10,000 hommescommandés par le général autrichien Metscli.

Cantalupo est situé près d’un chemin de traverse qui conduit directe-ment de Rome à Terni en longeant une chaîne de collines, dont le pointculminant est à peu de distance de Calvi , où l’on commande lesvallées du Tibre et de la Nura. Metscli devait se fortifier dans le vil-lage, s’étendre peu-à-peu jusqu’au Tibre et bloquer Macdonald .Le corpsde bataille attendait le succès de cette opération pour se porter contreChampionnet.

Magliano fut d’abord occupé , et tandis que Macdonald le dégageait,3 à 4 ooo hommes marchèrent sur Otricoli , y surprirent un faible posteet s’y établirent ; mais à ce moment toute la division française s’ébran-lait pour déjouer le dessein des généraux ennemis. Kellermann seul res-tait sans bouger à Civita-Castellana . Macdonald était déjà rentré dansMagliano lorsque Maurice Mathieu, à la tête de i 5 à 1800 hommes,entreprit résolument l’attaque d’ütricoli. Il s’y jeta tête baissée, enleva2000 hommes et repoussa le reste en désordre sur Calvi . Sans s’arrêter,il les poursuit l’épce dans les reins, et arrive au pied des retranchemens.Daps. le même temps Macdonald, accourant de Magliano avec une poi-gnée d’hommes, aborde à revers cette position qui renferme encore 4ooohommes, outre les débris d’Otricoli . On les somme de déposer les armes;aprps quelques pourparlers, ils se rendent prisonniers.

L’avant-gardc napolitaine avait disparu; d’un autre côté Lemoine,après ayoir chassé de Rieti et Civila-Ducale la colonne d’Aquila, se rabat-tait par sa droite au-delà du Turano sur les environs de Rome . Mack,ayant lieu à son tour de craindre d’être ^enveloppé, commença à battreen retraite. >

Pendant ce temps Championnet avec Rey, Maurice Mathieu, Macdo-nald, s élancèrent deTerni, Calvi , Magliano, et convergèrent sur Cantalupo;