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CAMPAGNE DE 1799 .
quiéter Brcgentz et à tendre la main à l’armée d’Helvétie. Le prince ap-pela, pour le contenir de côté, Hotze avec 10,000 hommes qu’il établit àLindau . Après quoi il mit toutes ses forces en avant pour pénétrer entreles sources des deux cours d’eau qui le séparaient de l’armée française.
Un sol montueux et boisé lui permettant de masquer ses manœuvres,il poussa inopinément contre le centre une colonne de 20 à 2 5 ,000 hom-mes , et animé par l’espoir de couper en deux la ligne de cantonnemens,il ouvrit le feu devant Ostrach . Lefebvre s’y trouvait avec 10,000 hom-mes d’avant-garde ; sans tcuir compte de la supériorité des ennemis, illeur tint bravement tête; puis, lorsqu’une blessure grave l’eut éloigné ducbamp de bataille, Soult, à sa place, continua de désorganiser les assail-lans. Toutefois, les moyens d’attaque étaient hors de proportion avec ceuxde la défense, et la droite de l’archiduc menaçait de déborder par Men-gen. L’honneur des armes était sauvé; les troupes avaient conservé leurélan; Jourdan les replia dans une position plus resserrée et s’établitd’Emingcn à Steislingen, le centre autour d’Aach .
Rien n’était compromis et l’on était en mesure de livrer bataille. Vain-cue, l’armée pouvait aisément se retirer par Schaffhouse ou à travers lesmontagnes Noires; victorieuse, elle fixait la fortune pour toute la campa-gne. O11 savait d’ailleurs que Massena allait encore attaquer Feldkirch.Jourdan fit ses dispositions pour le soutenir et pour s’emparer de Stokach.Il s’avança sur cette ville au moment même où l’archiduc en sortait pourvenir à lui.
On était en effet aux prises dans le Voralbcrg et l’Engaddine. Dcssol-lcs, soutenu par une flottille lancée sur le lac de Garde et par des déta-chemens engagés près des sources de l’Oglio , après avoir longé le lac deCômc, traversé Sondrio et Tirano,était enfin parvenu au pied des montsqui séparent les sources de l’Adige de celles de l’Adda. Laudon croyaitl’arrêter tout court au moyen des retranchemens dont il avait fermé l’en-trée du défilé de Taufers. Mais, on était habitué à se jouer des difficultés;les soldats de Dessolles, appuyant à droite, gravirent des montagnes cou-vertes de neige et de glace et se laissèrent glisser au fond de l’un des val-lons où commence l’Adigc. Ils gagnèrent ainsi Glurcnlz où ils entrèrentpar surprise, et se trouvèrent sur les derrières de Laudon. Dans le mêmeinstant, Lecourbe aborda Taufers et enleva tout à-la-fois les postes deNauders et Finstcrmuntz. La brigade autrichienne forte de 5 ooo hommes,entourée de tous côtés, fut obligée de mettre bas les armes; son généralseul s’échappa avec quelques cavaliers.
Ce brillant succès arrivait trop tard. D’ailleurs Masseua, sans en at-tendre les conséquences, avait cru pouvoir profiter du départ de Hotzeavec 10,000 hommes pour brusquer l’attaque de Feldkirch . Cette ville,