2ii0 GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
de succès, lès impériaux laissèrent sur le champ de bataille 5 à 600 hom-mes et les signaux du fortMontalban avertirent le général français qu’ilsbattaient en retraite.
Mêlas s’était en effet déjà porté dans le Piémont avec ses réservesattiré par les mouvemens de l’armée de réserve ; c’était Elsnitz seul quivenait de livrer le dernier combat et qui s’ébranlait pour rejoindre le fckl-maréehal. Suchet déboucha sur scs pas, rentra dans Nice , le prévint aucol de Tende, le força de prolonger sa retraite jusqu’à Oncille et de sejeter péniblement par sa droite, dans la vallée du Tanaro . U lui enlevason arrière-garde, forte de plusieurs milliers d’hommes, et gagna ensuiteSavone où il opéra, le 6 juin, sa jonction avec Gazan.
Il-
Passage du grand Sainl-Rcrnard,— Prise d’Ivrée (24 mai). — Combat de Romano (2C). — Passagedu Tesin (3i).—Enlréc à Milan (9. juin).—Passage du Pô à Crcmone, Plaisance et Belgiojoso(6 juin).—Bataille de Castcggioct Monlebello (S juin).—Bataille de Marcngo (i/i).
Le plan de campagne recevait son exécution avec un plein succès; enmême temps que Mêlas s’engageait sur le versant maritime des Alpes ,les armées impériales d’Allemagne battaient en retraite, et il existait entrel’extrême droite de l’armée d’Italie et la gauche de Kray un large espace,dont la garde était commise à quelques points fortifiés et surtout aux dif-ficultés du terrain.
C’est dans cet intervalle que le premier consul, au moment le plus cri-tique de la campagne, fit glisser comme par miracle une armée de