25* GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
mation à Mayence , venait d’être remplacé par Richepanse et Saint-Cyrpar Grenier.
Richepanse fit front à l’archiduc en remontant la rive droite delà Rothet, lorsqu’il le vit se préparer à passer cette rivière, il prit position àportée de Grenier sur les hauteurs de Kirchberg, le dos à l’Uler.
Les impériaux débouchèrent par Gutzell, formèrent deux lignes etabordèrent les deux divisions françaises qui résistèrent avec assez de vi-gueur pour donner à Ney le temps d’accourir; ce brave général, à la têted’une des divisions de Grenier, franchit l’Illerà Kellmuntz,prit par leliane la première ligne des assaillans et la replia en désordre jusqu’àDiettenheim. Cependant leur seconde ligne se mit en colonne, poussavivement Richepanse, s’empara de Kirchberg et, profitant de ce pointd’appui, s’étendit, par sa droite, pour enlever le pont de Kellmuntz.C’était un mouvement hardi; sa réussite eût compromis les trois divisionsengagées: coupées de leurs renforts, entassées dans le vallon del’Uler, elleseussent été exposées à une affreuse défaite, sansle coup-d’ccil et le sang-froid de Ney, qui fit aussitôt volte-face et, laissant à leur désordre lestroupes qu’il avait trop maltraitées pour qu’elles pussent inquiéter sa con-tre-marche, rentra l’épée à la main dans Kirchberg. Richepanse repritaussitôt l’offensive et l’archiduc, enfoncé sur tous les points,se hâta de re-tourner à Ulm.
Moreau, rassuré par cette victoire, se livra sans réserve à l’exécutiondeson projet; mais il fut d’abord obligé de saffermir sur le Lech. Le pas ré-trograde, qu’avait fait sa droite, avait attiré les généraux ennemis quilui avaient fait éprouver un échec à Schwabumnehen et les avant-postesdu prince de Reuss étaient descendus jusqu’à Nessehvang.
Lecourbe se remit donc en marche en trois colonnes , entra vaillam»ment dans Augsburg, Landsberg et Schongau et établit ses fianqueurs àFuessen . Les impériaux, stupéfaits de la vivacité de cette attaque, se re-tirèrent au-delà de la Paar, détruisirent le pont de Friedberg et ne s’arrê-tèrent qu’à Aichau.
C’est ce qu’attendait le général en 'chef. Se masquant par des postessur le Lech, il donna l’ordre à l’armée entière d’appuyer au Danube . Le-courbe descendit à Wertingen ; Moreau se porta en face de Laumgen etDillingen, Grenier gagna Guntzburg, Richepanse les têtes de pontd’Ulm et d’Elchingen .
Cette grande manoeuvre s’opéra sans résistance. Les détachemens enne-mis qui observaient la Guntz, la Kulmbach et l’Iller furent culbutés etrejetés au-delà du Danube. Après tant d’hésitation le passage du Danube devait enfin trancher la question. Kray n’avait rien négligé pour s’y pp-