CAMPAGNE DE 1800.
2.Ï7
IV.
FIN DES OPÉRATIONS EN AIXEMAGNE.
Reprise des hostilités (21 novembre}.—Combat d’Ampfing (i rr décembre). —Bataille de Hnhenlin-den ( ( décembre).—Mouvement de l'armée gallo-batave.
On ouvrit à Lunéville des conférences pour traiter de la paix générale.Elles n’eurent d’abord aucun résultat. Des difficultés sans nombre s’éle-vèrent; on ne put s’entendre sur la remise de Mantoue et des placesde l’Adige qu’exigeait le plénipotentiaire républicain; il fallut encore unefois courir aux armes.
Ulm et Ingolstadt , à la condition d’une prolongation de l’armistice,avaient été remis aux troupes françaises, mais le cabinet de Vienne avait fait d’immenses préparatifs. Ses opérations militaires furent flan-quées par les insurrections de la Toscane et de l’Allemagne septentrio-nale, soutenues l’une et l’autre par une division impériale, et il mitcontre les années françaises en Bavière , l’archiduc Jean à la tête del 3 o,ooo hommes; dans le Tyrol, le feld-maréchal comte de Bellegardeavec 120,000 hommes.
A ces forces, aux mouvemens insurrectionnels qu’elles appuyaient, legouvernement consulaire opposa i° sur le Mein : l’armée gallo-batave(20,000) commandée par Augereau qui avait pour mission de désarmerla Westphalie, la Franconie, la Thuringe; 2-> sur le Danube et l’Inn lagrande armée d’Allemagne ( 1 4 0,000), sous Moreau, divisée en quatrecorps et une réserve de cavalerie; 3 ° sur la Chiesa ou l’avait portée l’ar-mistice d’Alexandrie, l’armée d’Italie (90,000) commandée par Brune;4 ° le corps d’observation du midi (ic,ooo) rassemblé à Genève sousMurat pour opérer sur la rive droite du Pô; 5 ° enfin, la seconde armée
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