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GUERRES DE LA REVOLUTION.
de réserve (i5,ooo) sous Macdonald, dont l'ennemi ignorait la force etqui s’était portée dans les Grisons .
Aussitôt l’armistice expiré, l’archiduc et Moreau se mirent en mouve-ment.
Le premier avait détaché à sa gauche, sur le Ilaut-Inn , Hiller avecao,ooo hommes, à sa droite Klenau à Ratisbonne (10,000) et sur leMein, Simbschcn (10,000). U lui restait donc environ qo,ooo hommesqu’il voulait porter en masse vers l’Iser pour en détacher l’armée françaiseet l’acculer aux montagnes.
Le second avait ainsi réparti ses forces : Recourbe avait une division aupied des montagnes du Tyrol et les deux autres vers Helfendorf ; la réserve(3 divisions, Richepanse, Grandjean, Decaen) à droite de Munich ; à gau-che de la même ville le centre sous Grenier (3 divisions, Legrand, HardyetNey), se liant par Landshut avec Sainte-Suzanne (3 divisions) posté surle Danube . Son but était de pousser en avant les trois premiers corps,d’attirer les impériaux sur le Bas-Inn et de surprendre par sa droite lepassage de cette rivière. ^
Les deux armées s’avancèrent en s’appuyant à lTsoytf, les Fran-çais par leur gauche , les impériaux par leur droite. Hors de l’étroitevallée de cet affluent de l’Inn , leur marche fut à peine contrariée. Lecourhes’établit à Roscnheim, la réserve emporta Wasserburg , et, d’autre part,les llanqueurs du général autrichien Kiemnayer, après avoir replié lesavant-postes républicains dans Landshut , se rendirent maîtres de cettetête de pont de l’Isar . Mais les bords de lTâScn ne pouvaient manquerd’être le théâtre des premiers chocs qui devaient amener une action gé-nérale. En effet, les trois divisions de Grenier, formant la gauche de lacolonne de marche, se heurtèrent successivement contre le gros de l’ar-mée impériale; elles suivaient les deux rives, Ney soutenu par Hardyétait parvenu à Ampfing, lorsque Legrand, arrêté au défilé de Dorfen par le corps de Kienmayer, loin de pouvoir pousser en avant perdit sespositions.
Le lendemain , l’archiduc à la tête de 60,000 hommes ahorda de frontpar Muhldorf , et sur leur flanc droit, par Krayburg, Ney et Hardy queGrenier avait déployés sur les hauteurs d’Ainpfing. Les généraux fran-çais firent bonne contenance, et la réserve , en appuyant à gauche, vintà leur secours et contint la colonne qui menaçait de les déborder ; maisles forces impériales continuaient à défiler, mais on sut que Kien-mayer, occupant Landshut, se trouvait plus près de Munich que l’ar-rière-garde de Legrand. Moreau se vit donc dans la nécessité de battreen retraite. 11 expédia à Sainte-Suzanne l’ordre de se rendre à Frcisingpour tenir tête à Kienmayer , et à I.ecourbe celui d’évacuer Roscnheim.