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GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
On se tenait de part et d’autre en observation quand Lefebvre (divi-sions Levai, Villatte et Sebastiani a 5 ,ooo , 4 e corps) passa la Bidassoa etse mit en ligne, la droite appuyant au golfe de Gascogne. Dès qu’il eutpris position, les autres maréchaux s’ébranlèrent pour étendre le demi-cercle dans lequel ils étaient renfermés. Ncy se porta sur Logroîio, l’en-leva aux postes de Castanos, rétablit le pont de l’Ebre et jeta ses avant-gardes sur la rive droite. Dans le même moment, le général espagnol ,cherchant à déborder la gauche de Moncey se fit enlever «à Viana envirou1200 hommes. A peu de jours de là, Lefebvre aborda la gauche deBlake, la mena battant jusqu’à Bilbao et s’empara de cette ville.
Le champ d’opérations s’était agrandi. Victor déboucha à la tête du1 er corps ( 25 ,ooo hommes) et s’établit sur les hauteurs d’Orduna à lagauche de Lefebvre qui reprit aussitôt l’attaque contre Blake, lui enlevale camp de Guenes et fit 4000 prisonniers. Sur ces entrefaites, Napoléon,avec la garde , parut au quartier général de Vittoria. Après avoir forméune réserve de cavalerie sous Bessières, que Soult remplaça dans soncommandement, il donna l’ordre à Ney et Moncey, 6 e et 3 ° corps, detenir en échec les troupes d’Andalousie , à Lefebvre et Victor de conti-nuer à pousser celles de Galice , et lui-même, avec Soult (2" corps) et lagarde, partit pour Burgos où s’étaient rangées les levées d’Estrarnadure.Son dessein était de les rompre, de faire ainsi entre Blake et Castanosune large trouée.
Tout se mit en mouvement, et le même jour on livra deux batailles quidécidèrent du sort de Madrid .
Deux divisions commandées par le comte de Belveder (12,000) défen-daient Burgos à cheval sur la chaussée. Soult, sans attendre le déploie-ment de son corps d’armée, brusqua l’attaque du centre à la tête desvétérans de Mouton . Pendant qu’il le culbutait, Bessières et Lasalleavec la cavalerie, rompirent les deux ailes et pénétrèrent pêle-mêle avecles vaincus dans la ville qui fut livrée au pillage. On prit aux Espagnols5 ooo prisonniers et leur matériel ; le reste de l’armée fut disperse.
De son côté, Victor, manœuvrant sur la crête des montagnes, trouval’armée deGallice formée en avant d’Espinosa-dc-los-Monteros. Flanquéeà gauche par des sommités à peine accessibles et à droite par des bois quis’étendent jusqu’à la Trueba, elle s’était arrêtée dans cette forte positionpour tenter le sort des armes et couvrir Reynosa, centre de ses parcs etde ses magasins.
A deux heures après-midi,Victor, qui débouchait par des chemins vi-cinaux où son artillerie n’avait pu le suivre, commença la fusillade parladroite des ennemis. A quatre heures, le bois sur lequel s’appuyait leurdroite, fut enlevé. Us revinrent à la charge et, jusqu’à la nuit, soute-