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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

che le long du Danube , aussi la droite en avant par les chemins doNeustadt et d’Àbensberg. D’Abach à Neustadt le Danube s’écarte deplus en plus de la route de Ratisbonne à Landshut , d’où il résulta queles têtes de colonnes de l’archiduc et de Davout ne devaient point se ren-contrer; mais la gauche du maréchal, et Ilohenzollern, suivant en sensinverse le même chemin, ne pouvaient s’éviter. Eu effet la droite enne-mie était déjà près de Kœffering lorsque celle des Français fit entreKelheim et Abens, sa jonction avec les postes bavarois, et au sortir duTengen, Davout avec deux divisions et sa cavalerie, se heurta contre lequatrième corps autrichien. On était à-peu-près à nombre égal (16 à20,000); le feu s’alluma aussitôt.

Les Français se mirent en bataille parallèlement à la route qu’ilscherchèrent à couper en débordant la gauche de leurs adversaires; Le-febvre les seconda en débouchant d’Abeusberg et en rejetant hors duchamp de bataille une forte arrière-garde qu’on avait laissée sur l’Abenspour maintenir laj communication avec Ililler. Ilohenzollern] soutintvaillamment leur effort, mais enfin il perdit du terrain et laissa laroute libre.

Daus la même journée les grenadiers d’Oudinot culbutèrent à Pfaf-fenhosen les avant-postes de Ililler et les menèrent battant jusque dans Ausur la rive droite do l’Abens. Après quoi il fournit une de ses divisionsau centre qui se renforça aussi des deux premières de Davout dont Lan-nes prit le commandement.

En résultat, les premières manœuvres avaient porté les deux ailessur le centre; Ililler était débordé par sa gauche, et les positions dontDavout et Lefebvre s’étaient rendus maîtres indiquaient une séparationentre la gauche et le centre des Autrichiens. Cette dernière circonstancefrappa surtout Napoléon, qui fit sur-le-champ ses dispositions pour tenirle centre en échec et envelopper la gauche. Davout eut ordre de se dé-ployer sur les derrières de Ilohenzollern, depuis Tengen jusqu’aux sour-ces de la Laber, de manière à imposer au généralissime. Masqué par unrideau de 16,000 hommes, le reste de l’armée prit les positions sui-vantes : au centre, les troupes de la confédération se rangèrent d Abens-berg à Siegenburg ( 4 o,aoo hommes) soutenues par Bessières (12,000)et une division de la droite (8,000); à gauche, Lannes (24.000) s’éten-dit par la trouée que Lefebvre avait commencée la veille; a droite,Oudinot (16,000) se mit en bataille la gauche à l'Abcns, dans le butd’aborder Ililler par sa gauche et de le rejeter sur Pfaffenhausen; enfinMassena ( 3 o,ooo) fut détaché pour passer l’Iser à Freysing et Moosburg ,et se rendre par la rive droite à Landshut .

Siegenburg était le point de jonction entre les deux corps autrichiens.