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GUERRES DE LA REVOLUTION.
d’une barrière insurmontable, tandis que sur les flancs et sur les derrièreson serait aux prises avec une population insurgée. Dès le même jour, oueut le prélude de ces attaques de flanc. On avait laissé à Coïmbre , dansdeux couvens fortifiés, 2 à 3 ooo blessés et 5 oo hommes de garnison. Onavait nommé gouverneur de la place un général portugais et l’on avaitpris des otages. Malgré ces précautions, les milices de Trant, qui déjàplus d’une fois avaient inquiété le flanc droit de l’armée , et qui s’étaientretirées sur le Duero , entrèrent dans la ville, firent capituler la garnisonet emmenèrent les blessés prisonniers à Oporlo.
Ce funeste incident, le désappointement de ceux qui croyaient toucherau terme d’une pénible campagne, affectèrent cruellement l’armée. Ons’en prit au général en chef; de fâcheuses mésintelligences éclatèrent, etla confiance, dont tant de souvenirs avaient investi le vainqueur de Zu-rich , reçut une atteinte profonde. Il ne fut cependant point indigne delui-même. Loin de perdre courage, il résolut de reconnaître ces lignessi redoutées. Les 2 e et 8 e corps poussèrent aux arrière-gardes alliées et,après deux jours de vifs combats, il les replièrent dans leurs rctrau-chemens.
Le camp de Torrès-Vedras, flanqué à droite par le Tagc, à gauchepar la mer, présentait, en première ligne, de Yillafranca à l’embouchuredu Zizambrc , 3 o redoutes avec fossés et palissades, armées de i 4 o bou-ches à feu, en seconde ligne, derrière de profonds ravins encaissésd’une muraille de rochers, 65 ouvrages et i 5 o bouches à feu, enfin, entroisième ligue, au bord de la mer, pour protéger l’embarquement, encas d’échec , 11 ouvrages et 96 pièces.
Wellington était rentré dans ces lignes inexpugnables, à la tête de62,000 hommes. Il y appela successivement les milices de Lisbonne ,celles des provinces méridionales, deux divisions espagnoles de l’arméede La llomana. Enfin il opposa à 4 o,ooo Français jusqu’à 100,000 baïon-nettes. A une grande circonspection le général anglais joignait une justeappréciation de la valeur de ses adversaires. Ceux-ci osèrent se déployersur les hauteurs d’Alenqucr, devant les positions des coalisés, et, malgrél’infériorité du nombre, ils les tinrent en échec pendant six semaines.
Massena comptait sur la prochaine arrivée du 9" corps, sur la coopé-ration de Soult, enfin sur un mouvement général des armées d’Espagne ,combiné de manière à placer de forts échelons sur sa ligne de retraite.Ses espérances furent trompées. Drouet seul entra plus tard en ligne. Le5 ' corps ne passa point Dadajoz , les armées du centre et du nord fourni-rent à peine quelque cavalerie, celles de Catalogne et d’Aragon ne sedépartirent point des opérations qu’elles avaieut commencées.
Cependant les miliciens portugais du nord, les Galiciens , les guc-