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CAMPAGNES D’ESrAGNE EN 1810, 1811 ET 1812.
rlllas des Castilles et de la Navarre redoublèrent d’cfforls pour rompreles communications entre l’Espagne et Masscna. Lorsque Drouet eut pé-niblement amené à Ciudad-Rodrigo 12 à î 4 ,ooo hommes, Almeida étaitbloqué par Sylvcira. Le q e corps dut se frayer à main armée le passage,dans le même temps que le général en chef, après avoir épuisé les envi-rons d’Alenqucr, se décidait à rétrograder.
L’armée se replia sur Sanlarcm, et s’étendit à droite par Gollegao etThomar jusqu’à Lcyria qui fut occupé parla cavalerie. Son mouvement,habilement dérobé à Wellington, le surprit. Il savait que son adversaireavait fait construire un équipage de pont; il craignit qu’il ne portât laguerre de l’autre coté du Tagcct il se hâta d’y faire passer son aile droiteque commandèrent tour-à-tour Ilill et neresford. Le lendemain il débou-cha de son camp pour reconnaître les positions des Français .
Santarem s’élève sur une hauteur à pic flanquée par le Tagc, couvertepar un cours d’eau large et marécageux. On y parvient au moyen d’unedigue, puis d’une étroite chaussée creusée entre deux éminences sur lespointes du coteau. Ce long défilé de i/joo toises était battu par l’artilleriedu 2 e corps. Avant d’entreprendre de le forcer, les Anglo-Portugais s’yarrêtèrent une journée entière, le jour suivant ils ouvrirent le feu. Mais,après s’être assuré que le gros de l’armée était là, ils se retirèrent, prirentleurs cantonnemcns autour de Cartaxo où ils se retranchèrent; puis ilsajoutèrent aux travaux de Torrès-Vedras et firent couvrir d’une ligne deredoutes les approches de Lisbonne , du côté de l’Alcmtejo.
L’obstination de Wellington a se tenir sur la défensive, reposait surdes considérations politiques autant que sur des combinaisons militai-res. La situation de l’Angleterre imposait au général tory la loi d’éviterun engagement sérieux. On agitait la question de la régence : les débatsdu parlement avaient ranimé l’opposition, à qui un échec de l’armée de Por-tugal eût donné gain de cause. Les E’rançais , de leur côté, n’avaient pasun moindre intérêt à éluder la bataille. Les maladies, les privations,les avaient affaiblis, et ils espéraient encore qu’on ne les abandonneraitpoint à eux-mêmes. Ils s’assurèrent de Punhète , des passages du Zézère,ils continrent la garnison d’Abrantès et se mirent en possession d’unevallée fertile où ils trouvèrent abondance de vivres. Sur ces entrefaites,Drouet, après avoir disposé d’une de ses divisions pour contenir et battreSylveira , Trant et Wilson , poussa 6ooo hommes jusqu’à Leyria.
Les deux armées restèrent ainsi en présence jusqu’au mois de mars. Acelte époque, il n’y avait plus des 2 e , G", 8' corps que 28,000 fantassinsen état de combattre. On entendait encore le canon de Badajoz , mais onne conservait plus d’espoir de ce côté. L’insuffisance des ressources que l’onpouvait attendre de l’Espagne , était démontrée par la faiblesse du ren-